À 14 ans, Lou, suivie au CHU de Montpellier, a rechuté après une greffe de moelle alors qu’elle souffre d’une leucémie aiguë associée à une anomalie KMT2A. La jeune fille attend désormais l’accès au revuménib, dont les initiations chez de nouveaux patients sont suspendues en France depuis le 17 juin 2026.
En bref
—Lou a rechuté six semaines après une greffe de moelle.
—Le revuménib est autorisé aux États-Unis pour certaines leucémies.
—L’ANSM suspend les initiations chez les nouveaux patients.
Lou a rechuté six semaines après sa greffe de moelle
Lou, une adolescente de 14 ans vivant dans l’Hérault, est suivie au CHU de Montpellier pour une leucémie aiguë particulièrement agressive, associée à une anomalie génétique KMT2A. Midi Libre rapporte que la jeune fille est hospitalisée depuis environ six mois et qu’elle a subi plusieurs séances de chimiothérapie.
« Lou était confiante, elle a vu que les leucémies se soignaient bien chez les enfants, avec des taux de guérison de 80 à 90 %. La greffe avait d’ailleurs très bien marché, Lou avait 100 % de globules de son donneur. Mais l’anomalie génétique KMT2A change la donne, le cancer est très agressif, et elle a rechuté six semaines après la greffe », témoigne sa mère.
Le revuménib est approuvé aux États-Unis depuis 2024
Les médecins du CHU de Montpellier ont identifié le revuménib comme une option thérapeutique ciblée pour la leucémie de Lou. En France, ce médicament relève toutefois d’un accès compassionnel, un dispositif dérogatoire destiné à certains patients lorsqu’il n’existe pas de solution suffisamment adaptée dans le cadre habituel.
