Le Déclic À 40 Ans : Quand La Course Change Une Vie
Pendant quarante ans, Alix n’a jamais couru. Pas une seule foulée. « À la base, je n’étais pas du tout sportive », confie-t-elle simplement. Rien ne la destinait à enfiler un jour des baskets pour parcourir des dizaines de kilomètres. Pourtant, tout bascule au début de la quarantaine, lors de vacances dans les Landes. C’est son mari, déjà coureur, qui lui lance le défi. Une invitation presque anodine qui va changer sa vie.
Les premiers pas sont timides. Mais les encouragements fusent : « Finalement, tu peux courir, tu sais courir », lui répète son compagnon. L’idée fait son chemin. Mettre un pied devant l’autre. Encore et encore. La simplicité du geste la séduit. Peu à peu, la course devient une échappatoire, un moteur. « Ça m’a aidée énormément », raconte-t-elle. Bien au-delà de l’effort physique.
Pour Alix, le sport agit comme une révélation. « Ça m’a fait du bien au corps et surtout à la tête. » La course n’est pas qu’une performance, c’est une philosophie de vie. Elle l’exprime avec cette formule limpide : « Quand on fait du sport, on est bien dans ses jambes et bien dans sa tête. » Une évidence qui s’impose à elle jour après jour.
Aujourd’hui, à l’aube de ses 80 ans, Alix s’apprête à courir le marathon de Paris. Quarante ans après ce premier déclic dans les Landes, la course reste son fil rouge. Une passion découverte sur le tard, mais devenue essentielle.
Un Palmarès Impressionnant : 44 Marathons Autour Du Monde
Depuis ce premier départ, Alix n’a jamais cessé de courir. Son bilan parle de lui-même : 44 marathons au compteur. Une collection de courses qui débute à Paris, sa ville natale, à 41 ans. « J’ai commencé le marathon à Paris, parce que je suis parisienne de naissance », explique-t-elle. La capitale reste son terrain de jeu privilégié : elle y a couru douze fois.
Mais Alix ne s’est pas contentée des rues parisiennes. Elle a parcouru les routes mythiques de la planète running. New York, Boston, Chicago, Londres… Les cinq grands marathons figurent à son palmarès. Des épreuves légendaires qu’elle évoque avec une fierté évidente. « J’ai fait les cinq grands marathons », résume-t-elle simplement.
Son appétit de défi l’a menée bien au-delà du format classique. Deux fois, elle s’est attaquée au 100 kilomètres, dont celui de Millau. Elle a également affronté une course de 72 kilomètres en Corse et plusieurs relais mythiques comme Paris-Deauville ou Paris-La Plagne. « La course en relais, c’est très chouette, très stimulant », confie-t-elle avec enthousiasme.
Quarante-quatre marathons en quarante ans. Des milliers de kilomètres avalés. Des dizaines de lignes d’arrivée franchies. Pourtant, un marathon domine tous les autres dans son cœur : celui de Paris. Là où tout a commencé. Et où, bientôt, elle bouclera la boucle.
