Marine Le Pen dénonce une « violence inouïe » contre Jordan Bardella et le présente comme candidat présidentiel en cas d’inéligibilité

Image d'illustration © Buzzday
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Jordan Bardella Sous Le Feu Des Attaques, Marine Le Pen Contre-Attaque

Ce jeudi 18 décembre, Marine Le Pen monte au créneau. Sur les plateaux de CNews et Europe 1, la figure du Rassemblement national sort l’artillerie lourde. Sa cible ? Tous ceux qui s’acharnent sur Jordan Bardella, son successeur à la tête du parti. Depuis plusieurs jours, le jeune président du RN essuie des critiques virulentes. Trop jeune, pas assez expérimenté, insuffisamment crédible pour incarner l’alternative au pouvoir. Les attaques pleuvent de toutes parts.

Marine Le Pen ne l’entend pas de cette oreille. Elle dénonce une campagne orchestrée, d’une violence qu’elle qualifie d’« inouïe ». Pour elle, aucun doute : « Ceux qui redoutent une victoire du RN » multiplient les manœuvres pour déstabiliser Bardella. La stratégie est limpide selon l’ancienne candidate présidentielle : salir l’homme pour affaiblir le mouvement.

Le ton est posé, mais le message claque. Marine Le Pen défend son poulain sans concession. Elle martèle sa conviction : Jordan Bardella a la trempe nécessaire pour affronter ces assauts. Les critiques glissent sur lui comme l’eau sur les plumes d’un canard. Il a grandi dans l’arène politique, forgé sa cuirasse au contact du terrain hostile. Le RN resserre les rangs, et cette contre-offensive médiatique annonce des batailles à venir encore plus tendues.

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L’Incident France 2 : La Séquence Qui Cristallise Les Tensions

La preuve de cette offensive ? Une séquence télé encore dans toutes les têtes. Quelques jours plus tôt, Jordan Bardella débarquait sur France 2 dans Quelle Époque !. L’ambiance vire rapidement au règlement de comptes. Le public le prend à partie, les questions fusent, agressives. Puis Roselyne Bachelot entre dans la danse. L’ancienne ministre ne fait pas dans la dentelle. Les échanges sont tendus, les piques directes.

Pour Marine Le Pen, cette séquence n’a rien d’un accident. Elle y voit une mise en scène délibérée pour humilier son successeur en direct. « Une volonté claire de décrédibilisation », assène-t-elle. Le plateau transformé en ring, Bardella en punching-ball médiatique. L’objectif ? Le faire passer pour un amateur incapable de tenir la route face à des contradicteurs expérimentés.

Mais Le Pen retourne l’argument. Ces épreuves, dit-elle, Bardella les connaît depuis longtemps. Il ne s’est pas construit dans les cabinets feutrés ou les think tanks parisiens. Lui vient de Seine-Saint-Denis, territoire de luttes politiques acharnées. Il a milité des années sur un terrain hostile, encaissé les coups, appris à riposter. Cette cuirasse épaisse qu’on lui reconnaît ? Elle s’est forgée là, dans les batailles de proximité, loin des projecteurs bienveillants.

La stratégie est claire : transformer chaque attaque en preuve de sa résilience. Le RN transforme l’offensive en récit héroïque.

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Présidentielle 2027 : Bardella En Plan B Officiel

Et si ces attaques visaient déjà le futur ? Car derrière la défense de Bardella se profile un enjeu autrement plus massif : la présidentielle 2027. Marine Le Pen l’a dit cash, sans détour. Si sa peine d’inéligibilité est confirmée en appel début 2026, c’est Jordan Bardella qui prendra sa place comme candidat du RN à l’Élysée.

Pas un plan de secours improvisé. Une décision mûrie, assumée, annoncée publiquement. Le message est limpide : Bardella n’est pas qu’un héritier symbolique, il est le recours stratégique en cas de coup dur judiciaire. La transition est prête, le scénario écrit.

Marine Le Pen balaye d’avance les doutes sur sa légitimité. « Il connaît le terrain, les épreuves et les batailles politiques », martèle-t-elle. Sous-entendu : contrairement à d’autres. Elle enfonce le clou avec une pique à peine voilée contre les « technocrates déconnectés » qui peuplent les cabinets ministériels et les instances européennes. Eux n’ont jamais mis les pieds dans les quartiers populaires, jamais collé d’affiche sous la pluie, jamais affronté l’hostilité du terrain.

Le contraste est brutal. D’un côté, les élites formées en vase clos. De l’autre, Bardella, l’homme du peuple et des combats de proximité. Le RN construit déjà son récit de campagne. Et si Le Pen tombe, le relais est assuré. Bardella n’attend plus dans l’ombre, il se tient prêt en pleine lumière.

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Alliances Et Ruptures : Le Positionnement Stratégique Du RN

Cette stratégie de succession ne se joue pas en vase clos. Marine Le Pen le sait : pour 2027, les alliances compteront autant que le candidat. Et sur ce terrain, elle trace des lignes rouges sans ambiguïté. Pas de réconciliation avec Sarah Knafo, figure montante de Reconquête. Jamais.

L’ancienne députée européenne ? « Toujours dans l’opposition au RN, jamais loyale », tranche Marine Le Pen. Elle ironise même sur sa légitimité électorale : sa seule victoire fut sous l’étiquette Le Pen, sur la liste menée par Marion Maréchal. Le message est cinglant : Knafo ne représente rien sans l’écurie RN. Pont coupé, définitivement.

Mais avec sa nièce Marion Maréchal, le ton change. Malgré les années de tensions, les trahisons politiques, les départs fracassants, Marine Le Pen ouvre une porte. Elle reconnaît le travail de Marion à Bruxelles, ses tentatives de bâtir des alliances avec d’autres formations d’extrême droite européennes. Un rôle utile, stratégique même.

Et puis cette phrase, lâchée presque tendrement : « Dans la famille, on a le pardon facile. » Les blessures sont encore là, les cicatrices visibles. Mais l’idée d’un rapprochement n’est plus tabou. À l’approche de 2027, le RN cartographie ses forces et ses failles. Certains ponts brûlent, d’autres se reconstruisent. Le camp se resserre, les alliances se dessinent. Et Bardella, au centre de l’échiquier, observe chaque mouvement.