
La Crise Qui Menace Wikie Et Keijo, Les Deux Orques D’Antibes
La scène est glaçante. Début 2025, Marineland d’Antibes ferme ses portes. Mais deux orques et douze dauphins restent prisonniers d’installations vieillissantes. Wikie et Keijo, les deux orques, évoluent dans des bassins fragilisés dont l’état préoccupe même le gouvernement. « Les orques et dauphins sont en danger de mort », alerte sans détour la direction du parc dans un communiqué choc.
L’urgence est extrême. Les bassins se dégradent. Chaque jour qui passe accroît le risque. « La situation est extrêmement urgente », insiste Marineland qui dénonce une menace vitale imminente pour les cétacés. Le parc antibois, le gouvernement, les élus locaux, les associations de défense des animaux : tous ferraillent depuis des mois. Tous cherchent une solution viable pour évacuer les animaux.
Mais le dossier s’enlise. Les positions se durcissent. Et pendant que le bras de fer se prolonge, Wikie, Keijo et les douze dauphins attendent dans des structures qui menacent de céder. « Attendre plus longtemps met la vie des animaux en danger imminent de mort », martèle la direction. Un cri d’alarme qui résonne alors que les discussions traînent en longueur et qu’aucune décision concrète ne se concrétise rapidement. Le conflit entre Marineland et l’État atteint un point critique.

La Solution Gouvernementale Qui Divise : Canada Et Beauval En 2027
Face à l’urgence, le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre annonce la décision de l’exécutif dans une interview à Nice-Matin. Direction : un sanctuaire en Nouvelle-Écosse au Canada pour Wikie et Keijo. Destination : le zoo de Beauval pour les douze dauphins. Horizon : 2027, le temps de finaliser les installations d’accueil.
« Ce sont les deux seules pistes jugées acceptables », affirme le ministre. Un choix tranché qui écarte catégoriquement l’option espagnole défendue depuis des mois par Marineland. Pour le gouvernement, pas d’alternative possible. Le Canada pour les orques, Beauval pour les dauphins. Point final.
Mais ce calendrier fait grincer des dents. 2027 : deux ans d’attente minimum pour des animaux déjà menacés dans des bassins fragilisés. La tension monte d’un cran. D’un côté, l’État qui impose sa vision à long terme. De l’autre, un parc qui dénonce chaque jour perdu comme un risque mortel supplémentaire. Le ministre parle d’acceptabilité des solutions. Marineland répond par l’urgence vitale. Deux temporalités qui s’affrontent alors que Wikie, Keijo et les dauphins continuent d’évoluer dans des structures dont la fragilité est reconnue par tous.

