Michaël Goldman : comment la fratrie cachait la profession de Jean-Jacques Goldman en disant qu’il était plombier

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Le Mensonge De L’enfance : Quand Papa Goldman Devient Plombier

« Et vos parents, ils font quoi comme métier ? » La question tombe chaque rentrée scolaire, banale pour la plupart des élèves. Mais pour Caroline, Michaël et Nina Goldman, elle déclenche un rituel bien rodé. Leur réponse ? Plombier. Pas chanteur, pas artiste, pas star. Plombier.

Ce mensonge n’a rien d’un jeu d’enfants. C’est une règle familiale stricte, répétée année après année. Une stratégie mise en place pour préserver ce que les Goldman chérissent par-dessus tout : leur normalité. Interrogée par Télé-Loisirs, Caroline Goldman raconte cette discipline imposée dès le plus jeune âge. « Cette réalité extérieure n’entrait pas dans nos valeurs », explique-t-elle.

Pendant toute leur scolarité, les trois enfants du premier mariage de Jean-Jacques Goldman ont ainsi transformé un simple exercice de présentation en véritable mission de protection. Protéger leur père des regards curieux. Protéger leur propre espace des questions invasives. Éviter que la célébrité ne bouleverse l’équilibre fragile de leur enfance.

La fratrie grandit donc avec cette double vie : à l’extérieur, le père plombier inventé pour les camarades de classe. À l’intérieur, un homme dont le métier existe mais ne définit rien. La notoriété de Jean-Jacques Goldman n’a jamais façonné leur identité, pas plus qu’elle n’a influencé leur parcours scolaire. Juste un détail comme un autre, aussi insignifiant que la météo du jour.

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Vivre Loin Des Projecteurs : La Philosophie Goldman

Cette stratégie du mensonge révèle une philosophie familiale bien plus profonde. Chez les Goldman, la célébrité n’est pas un sujet de conversation. Elle n’est ni source de fierté ni motif d’inquiétude. Elle existe, simplement, comme un fait extérieur qui ne pénètre jamais l’intimité du foyer.

« Cette réalité extérieure n’entrait pas dans nos valeurs », confie Caroline Goldman. Une phrase qui résume tout. Pour elle et ses frère et sœur, la notoriété de leur père n’a jamais été un critère d’identité. Pas de privilèges revendiqués, pas de pression subie. Juste une vie normale, construite loin des projecteurs et des attentes liées au nom Goldman.

Caroline va plus loin dans sa comparaison. Le métier de leur père ? Comme la météo : « Cela existait, mais sans importance particulière. » Cette indifférence assumée n’est pas du déni. C’est un choix conscient, une bulle protectrice bâtie autour des enfants pour leur permettre de grandir sans que le regard public ne s’immisce dans leur quotidien.

Protéger le père, c’était aussi se protéger eux-mêmes. Éviter les commentaires, les comparaisons, les attentes démesurées. Garder intact cet espace où ils pouvaient simplement être Caroline, Michaël et Nina, sans jamais porter le poids d’un héritage médiatique. Une normalité préservée à force de discrétion et de frontières claires entre vie publique et vie privée.

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Le Choix Du Plombier : Un Métier Ordinaire Pour Une Vie Normale

Pourquoi plombier, précisément ? Ce choix n’a rien d’anodin. Il incarne parfaitement la stratégie familiale : un métier manuel, concret, banal. Impossible d’imaginer plus éloigné des paillettes et des scènes. Un métier qui coupe court à toute curiosité, qui ne suscite ni questions ni fascination.

Cette version ordinaire de leur vie familiale fonctionnait comme un bouclier. Elle évitait les commentaires des autres parents, les regards insistants dans la cour de récréation, les demandes d’autographes par procuration. Elle préservait cet équilibre si précieux de l’enfance, où l’on peut simplement jouer au foot sans être « le fils de ».

Pour le public français, Jean-Jacques Goldman reste une icône intouchable. Des millions d’albums vendus, des textes gravés dans la mémoire collective, une carrière légendaire. Mais pour Caroline, Michaël et Nina, il a toujours été un père avant d’être un chanteur. Cette distinction n’était pas négociable.

Le contraste est saisissant : pendant que la France entière fredonnait ses tubes, ses enfants expliquaient tranquillement à leurs camarades que papa réparait des canalisations. Une dissonance assumée, qui leur permettait de grandir dans leur propre réalité, à l’abri du tumulte médiatique. Le plombier fictif protégeait l’homme réel, et surtout, il protégeait ses enfants.

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La Famille Recomposée : Six Enfants, Même Discrétion

Cette philosophie de vie ne s’est pas arrêtée au premier chapitre familial. Après sa séparation avec Catherine Morlet, mère de Caroline, Michaël et Nina, Jean-Jacques Goldman a reconstruit sa vie avec Nathalie Thu Huong-Lagier. Ensemble, ils ont eu trois filles : Maya en 2004, Kimi en 2005, et Rose en 2007.

Six enfants au total, deux mariages, deux générations. Pourtant, une seule et même ligne directrice : l’intimité avant tout. Les trois cadettes ont grandi dans le même esprit que leurs aînés, loin des caméras et des interviews. Pas de photos dans les magazines people, pas de présence sur les réseaux sociaux, pas de privilèges étalés.

En 2021, le chanteur et sa famille s’installent à Marseille, toujours à bonne distance des projecteurs parisiens. Un choix géographique qui prolonge cette quête de normalité entamée des décennies plus tôt. Là-bas, Jean-Jacques Goldman peut se promener en toute tranquillité, faire ses courses, vivre simplement.

La famille s’est agrandie, recomposée, déplacée, mais jamais elle n’a renoncé à ce principe fondateur. Protéger les enfants, c’est aussi leur offrir le luxe de l’anonymat. Et dans un monde où tout s’expose, cette discrétion devient presque une forme de résistance familiale. Une transmission silencieuse, mais redoutablement efficace.