Dans un communiqué transmis à l’AFP, et dévoilé sur le compte Instagram d’Andréa Bescond, ses avocates affirment que leur cliente « n’aura jamais été auditionnée, ni examinée par un médecin ». La réalisatrice leur a rapporté avoir été « menottée, malmenée, soumise à plusieurs palpations de sécurité et intimidée ». Elle a indiqué également à Mes Gwendoline Tenier et Marie Grimaud avoir été « détenue dans un commissariat de police parisien sans que ne lui soient jamais notifiés les motifs et le cadre précis de la mesure dont elle faisait l’objet, la qualification pénale retenue à son encontre, ni les droits attachés à cette mesure ».
Toujours selon son récit, elle aurait demandé à joindre son avocate pendant sa garde à vue, sans succès. Les deux avocates estiment donc que cette situation constitue une « détention arbitraire subie par [leur] cliente en violation manifeste de tout cadre légal » et dénoncent également « un tel zèle de l’institution policière et judiciaire », qui selon elles « inquiète et ne peut que susciter une très vive émotion ».
Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris rappelle que la garde à vue relève d’une décision de l’officier de police judiciaire, sous contrôle du parquet chargé d’en vérifier la régularité. Il précise avoir, dès qu’il en a été informé, » immédiatement » levé la mesure, avant de classer la procédure, estimant que les poursuites « ne paraissai(ent) pas proportionnées ».
