13 juin 2026 Feed v2

Nahel Merzouk : le policier auteur du tir mortel jugé pour violences et non pour meurtre, la cour d’appel écarte l’intention de tuer

Le Tir Mortel De Nanterre : Une Requalification Qui Change Tout

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La scène est glaçante. Le 27 juin 2023, à Nanterre, Nahel Merzouk, 17 ans, est abattu à bout portant par le policier Florian M. lors d’un contrôle routier. Les images, filmées et massivement partagées sur les réseaux sociaux, montrent l’insoutenable : un adolescent tué d’une balle tirée à quelques centimètres. La France s’embrase. Plusieurs nuits d’émeutes éclatent dans tout le pays. L’onde de choc est nationale.

Près de trois ans plus tard, ce jeudi 5 mars 2026, la justice tranche. Mais pas comme prévu. La cour d’appel de Versailles requalifie les faits : Florian M. ne sera pas jugé pour meurtre devant la cour d’assises. Il comparaîtra devant la cour criminelle pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Un basculement juridique majeur.

L’argument de la cour est sans appel : « Il n’était pas établi que Florian M. était animé, au moment du tir, de la volonté d’ôter la vie au conducteur ». Les juges d’instruction, eux, avaient conclu à l’intention homicide. Pas la cour d’appel. Elle refuse de suivre cette qualification. Le procès aura bien lieu, mais la nature des accusations change radicalement. Pour la famille de Nahel et ses soutiens, c’est un coup de massue. Pour la défense du policier, c’est une première victoire.

Les Motivations De La Cour : Quand La Loi Protège Le Policier

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La cour d’appel justifie sa décision par un argument précis : Florian M. « avait pu avoir la conviction qu’en redémarrant, la Mercedes était susceptible de porter atteinte à l’intégrité physique de tiers ou à la sienne ». Autrement dit, le policier aurait agi par réflexe défensif, pas par volonté de tuer. Cette interprétation change tout.

Entre « meurtre » et « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », la frontière est mince juridiquement, mais massive en termes de conséquences. La cour d’assises, avec son jury populaire, laisse place à la cour criminelle, composée uniquement de magistrats professionnels. Les peines encourues diffèrent également. La requalification protège le fonctionnaire d’une condamnation plus lourde.

L’autre policier présent ce jour-là obtient, lui, un non-lieu confirmé. Aucune poursuite. La cour estime qu’il n’a commis aucune faute. Deux agents, deux destins judiciaires. Mais pour Florian M., la partie n’est pas gagnée : un procès l’attend toujours. Reste à savoir si cette décision juridique tiendra face aux recours annoncés.

Car les avocats, des deux côtés, ne comptent pas en rester là. La bataille judiciaire ne fait que commencer.

La Défense Du Policier : “Application Stricte Du Droit”

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