13 juin 2026 Feed v2

Pierre Perret reprend Bertrand Chameroy sur le sens de “moulana” dans “C à vous”

L’Invitation De Pierre Perret Sur Le Plateau De C À Vous

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La scène se passe ce jeudi soir sur France 5. Pierre Perret pousse la porte du plateau de C à vous, accueilli par Anne-Elisabeth Lemoine et sa bande. L’agenda de l’artiste est chargé, mais ce soir, c’est pour parler de son actualité éditoriale : deux livres-CD, Les Femmes et Mes Enfants, accompagnés d’un ouvrage baptisé Mémé Anna. Le chanteur se prête au jeu des questions avec cette simplicité qui fait sa marque.

Les chroniqueurs l’interrogent sur ses plus grands succès. Lily, ce titre emblématique de l’anti-racisme, revient sur le tapis. Pierre Perret raconte : la chanson est née après une conférence d’Angela Davis à New York. Un moment fort de sa carrière, gravé dans la mémoire collective.

Puis vient l’anecdote savoureuse. En 1993, Barbara souhaite interpréter Lily sur scène. Une condition : qu’il vienne lui apprendre la chanson. La réaction du chanteur ne se fait pas attendre. « T’apprendre à chanter Lily, à toi ? Mais tu es tombée sur la tête ou quoi ? » La salle sourit. Pierre Perret, partagé entre le rire et la surprise, refuse net. Barbara, l’immense Barbara, avait pourtant insisté.

Cette pudeur face au talent de l’autre, ce respect spontané, dit tout de l’homme. Le plateau se régale de ces souvenirs, de cette époque où les artistes se croisaient, se défiaient, se respectaient.

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Le Moment Gênant Avec Bertrand Chameroy

Cette atmosphère détendue va soudain basculer. Bertrand Chameroy prend la parole. Il salue l’amour de Pierre Perret pour la langue française, en particulier la langue verte, l’argot, qui colle à ses chansons comme une signature. « À une certaine époque, on vous demandait même de présenter la météo en version argot », rappelle le chroniqueur.

L’humoriste lance un magnéto. Sur l’écran, Pierre Perret se transforme en titi parisien. « Là-haut, ça va être un peu nazebroque. Il faudra se méfier. Il va vaser un peu. Au-dessus de 1500m, on va se tremper les miches dans la farine. On peut s’attendre à ce que quelque chose nous dégringole sur la frite dans les jours à venir. Le moulana s’est fait la paire ». Le plateau rit. L’exercice est savoureux.

Retour en direct. Bertrand Chameroy, visiblement séduit par cette expression, se penche vers le chanteur. « Cette dernière phrase, qu’est-ce que ça signifie ? »

La réponse tombe, sèche et paternelle. « Le moulana, c’est le soleil, mon grand ». Le ton est posé, mais le recadrage est cinglant. Le chroniqueur accuse le coup. Il ne sait plus où se mettre, cherche une contenance, esquisse un sourire gêné. Le plateau retient un rire.

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