L’Annonce Choc : +3,93% Sur Les Factures De Gaz Dès Mars 2026
Le 1er mars 2026, les compteurs s’affolent. Le prix repère du gaz bondit de 3,93% selon la Commission de régulation de l’énergie. Cinq millions de Français, ceux qui n’ont pas blindé leur contrat à prix fixe, encaissent le coup en plein portefeuille.
Les chiffres font mal. Pour le chauffage au gaz, la hausse grimpe à 5,32%. Concrètement, un foyer moyen qui dépense 1 500 euros par an pour se chauffer devra débourser 75 euros supplémentaires. Rien que ça. Et ce n’est pas tout : le kilowattheure pour la cuisson et l’eau chaude passe de 0,1304 à 0,13569 euro TTC. Soit 21 euros de plus chaque année pour préparer ses repas et prendre sa douche.
« Pour les clients qui se chauffent au gaz, l’impact est plus important d’autant que nous sommes encore en période de chauffe », martèle Sylvain Le Falher, patron du comparateur Hello Watt. « L’hiver n’est pas terminé. Et la moitié de la facture, c’est le chauffage. »
La facture arrive en pleine saison froide. Pas de répit, pas d’échappatoire. Le gaz coûte plus cher précisément quand on en a le plus besoin.
7,3 Millions De Foyers Dans La Ligne De Mire
Cette explosion des tarifs ne frappe pas au hasard. Sur les 11 millions de clients chauffés au gaz en France, 7,3 millions sont directement touchés. Ce sont ceux qui ont signé un contrat indexé sur les prix du marché. Les autres, protégés par un tarif fixe, échappent pour l’instant à la facture salée.
Mais attention : tous ne paient pas le même prix. « Pour ceux qui utilisent le gaz uniquement pour l’eau chaude et pour cuisiner, la hausse sera de 4%. Sur la facture annuelle, c’est une poignée d’euros », nuance Sylvain Le Falher. Le vrai drame se joue ailleurs : chez ceux qui se chauffent au gaz.
« La moitié de la facture, c’est le chauffage », insiste l’expert d’Hello Watt. Et le timing rend la situation encore plus cruelle. Nous sommes début mars, les températures restent fraîches, les radiateurs tournent toujours. « L’hiver n’est pas terminé », rappelle-t-il. La hausse tape là où ça fait mal : sur le poste de dépense le plus lourd, au pire moment.
Les foyers modestes, ceux qui se chauffent au gaz par nécessité plus que par choix, sont en première ligne. Ils devront trouver ces 75 euros supplémentaires dans un budget déjà tendu par les hausses successives.
