Le lendemain matin, la maison était exceptionnellement calme alors que je me préparais pour la journée. Mon adolescent était parti tôt, leurs pas à peine audibles alors qu’ils sortaient de la porte.
Je me tenais dans la cuisine, le bourdonnement du réfrigérateur le seul bruit dans le silence.
L’air se sentait épais avec une tension non résolue, un rappel de la conversation qui restait inachevée.
J’ai versé une tasse de café, la chaleur de la tasse un petit confort contre le froid de l’incertitude.
La réunion n’était qu’à quelques heures, et je pouvais sentir l’angoisse, une oppression dans ma poitrine qui refusait de m’atténuer.
Je me suis assis à table, le café intact, mon esprit courait avec des pensées sur ce qui pourrait se passer.
Trouverions-nous un terrain d’entente, ou le fossé entre nous ne ferait que s’élargir?
Je voulais croire que nous pouvions y arriver, que le lien que nous avons partagé était assez fort pour résister à la pression.
Mais la peur de perdre le contrôle, de ne pas savoir comment les guider, m’est venue à l’esprit.
L’horloge a coché régulièrement, chaque minute nous rapprochant du moment de vérité.
