Rachida Dati : 5 ans dans un appartement de 225m² à 12 500€/mois sans payer de loyer, les révélations sur l’arrangement avec Henri Proglio

Un Appartement D’exception Au Cœur Du Paris Historique

La scène se situe rue Cassette, à deux pas du jardin du Luxembourg et de la place Saint-Sulpice. Un hôtel particulier du XVIIIe siècle, l’un de ces joyaux architecturaux que le VIe arrondissement cache jalousement. C’est là que Rachida Dati et sa fille Zohra ont posé leurs valises de juin 2019 à juillet 2024.

Les chiffres donnent le vertige : 225 m² répartis en six pièces, avec des volumes à couper le souffle. Le séjour s’étend sur près de 50 m². Une suite parentale trône au cœur de l’appartement, accompagnée de quatre autres chambres, un bureau et une petite terrasse. Le détail qui fait toute la différence ? Plus de 4 mètres de hauteur sous plafond. De quoi transformer chaque pièce en espace cathédrale.

Quand l’agence Eiffel Housing remet le bien sur le marché en septembre 2024, après le départ de la maire du 7ème arrondissement, elle le qualifie d’appartement « familial et de réception ». Le loyer affiché ? 12 500 euros par mois. Un tarif qui reflète l’exception du lieu, mais aussi la démesure d’un cadre de vie que peu peuvent s’offrir dans la capitale.

Pendant cinq ans, cet écrin de luxe a abrité le quotidien d’une des figures politiques les plus en vue de Paris. Un quotidien bien différent de celui des Parisiens moyens.

La Vie Dorée De Rachida Dati Et Sa Fille Zohra Dans Ce Palace Privé

Ce cadre d’exception, Rachida Dati ne l’a pas habité seule. Pendant plusieurs années, elle y a partagé son quotidien avec Henri Proglio, l’ancien patron de Veolia puis d’EDF, et leur fille Zohra. Un trio discret, loin des caméras et des meetings politiques, dans l’intimité d’un hôtel particulier où chaque pièce raconte une histoire.

Le lieu respire le double emploi : « familial et de réception », précise l’annonce de location. D’un côté, les chambres spacieuses pour Zohra, la suite parentale, le bureau où s’accumulent les dossiers ministériels. De l’autre, ce séjour monumental de 50 m² où la maire du 7ème arrondissement peut recevoir ses soutiens, ses équipes, ses visiteurs de marque.

Dans le VIe arrondissement, l’un des quartiers les plus prisés de la capitale, les façades haussmanniennes cachent souvent des vies dorées. Celle de Rachida Dati ne déroge pas à la règle. Entre les murs de cet hôtel particulier du XVIIIe siècle, la candidate à la mairie de Paris 2026 mène une existence à mille lieues des HLM de sa jeunesse.

Mais ce confort a un prix. Et c’est là que l’histoire bascule : qui règle la note de ce palace privé ? La révélation de Libération en septembre 2024 va lever le voile sur un arrangement financier pour le moins inhabituel.

Le Scandale Du Loyer Fantôme : 10 000 Euros Par Mois Payés Par Son Ex-compagnon

Derrière le confort de ce palace privé se cache une réalité financière explosive : Rachida Dati n’a jamais payé le moindre loyer. Pendant cinq ans, c’est Henri Proglio qui a réglé la facture, soit 10 000 euros chaque mois. Une prise en charge totale qui interroge, surtout pour une femme politique disposant déjà d’une fortune personnelle considérable.

L’enquête de Libération révèle un détail encore plus troublant. En janvier 2024, le couple se sépare. Henri Proglio quitte l’appartement de la rue Cassette. Rachida Dati et Zohra, elles, restent. Six mois de plus dans ces 225 m² luxueux. Six mois où l’ancien PDG continue de payer pour un logement qu’il n’habite plus.

Le bail n’est résilié qu’en juin 2024. Départ effectif en juillet. Entre-temps, l’économie pour la maire du 7ème arrondissement se chiffre à plusieurs dizaines de milliers d’euros supplémentaires. Toujours aux frais de son ex-compagnon. Une situation qui ressemble à un arrangement privé peu commun pour une élue en quête de la mairie de Paris.

Cette révélation tombe en pleine campagne municipale. Le timing est dévastateur : alors que Rachida Dati se bat pour conquérir l’Hôtel de Ville, la question de sa transparence financière s’invite brutalement dans le débat.

Une Transparence Financière Mise En Question En Pleine Campagne Municipale

Cette révélation survient à un moment crucial pour Rachida Dati. Candidate déclarée à la mairie de Paris pour 2026, elle voit sa probité financière scrutée alors même qu’elle ambitionne de diriger la capitale. Le contraste entre son discours public et ses arrangements privés soulève des interrogations légitimes.

Pourtant, juridiquement, rien ne l’oblige à la transparence sur ce point précis. Comme l’a souligné Libération en septembre 2024, ce type d’avantage en nature échappe à la déclaration de patrimoine remise à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Une faille dans le système qui permet à certains élus de bénéficier de soutiens financiers considérables sans que cela apparaisse nulle part.

La maire du 7ème arrondissement possède déjà une fortune personnelle importante. S’ajoute à cela une série d’avantages liés à ses fonctions. L’économie réalisée grâce à Henri Proglio – plusieurs centaines de milliers d’euros sur cinq ans – prend dès lors une dimension différente. Il ne s’agit pas de nécessité, mais d’un confort supplémentaire assumé par un tiers.

Pour les Parisiens qui s’apprêtent à voter, cette affaire pose une question de fond : celle de l’exemplarité des candidats à la plus haute fonction municipale. Au-delà des aspects légaux, c’est la perception de la probité politique qui se joue dans cette controverse autour d’un appartement de la rue Cassette.