Le Contrôle Qui Tourne Au Surréalisme : Une Porsche À 178 Km/h Pilotée Par Un Allocataire
La scène est glaçante. Sur la Route bleue, à hauteur de La Baule, les policiers en contrôle radar n’en croient pas leurs yeux. Le bolide qui vient de les dépasser affiche 178 km/h au compteur. Soixante-huit kilomètres au-dessus de la limite autorisée. Mais ce n’est pas la vitesse qui les sidère le plus.
C’est le véhicule : une Porsche Cayenne rutilante, le genre de SUV qui vaut une petite fortune. Et surtout, c’est l’identité du conducteur qui transforme ce simple excès de vitesse en fait divers surréaliste.
Le jeune homme de 29 ans intercepté perçoit le RSA. Pas de travail, pas de revenus déclarés, mais au volant d’un monstre de luxe sur l’asphalte. Les agents vérifient ses papiers. Autre découverte stupéfiante : son permis, fraîchement récupéré en février après une suspension, n’est déjà plus valide au moment des faits.
Le contraste est saisissant. D’un côté, les aides sociales destinées aux personnes en difficulté. De l’autre, ce bolide allemand qui file à tombeau ouvert. Les policiers échangent des regards incrédules. Comment est-ce possible ? La question plane dans l’air chaud de cette journée de juillet 2024.
Le conducteur descend du véhicule. Il va devoir s’expliquer. Et son excuse va encore davantage plonger les forces de l’ordre dans la perplexité.
L’Excuse Lunaire Et Les Révélations Toxicologiques
L’explication arrive, et elle dépasse l’entendement. « J’avais oublié de donner un médicament à mon chien », lâche le conducteur. Les policiers restent interdits. Pour un chien ? À 178 km/h sur une route nationale ?
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Les tests toxicologiques révèlent la présence de cannabis et de cocaïne dans son organisme. La vitesse excessive, les stupéfiants, le permis invalide : le dossier s’alourdit de minute en minute.
Quelques mois plus tard, au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le président Emmanuel Chauty fixe le prévenu. « Est-ce que cette prise de médicament justifiait cet excès de vitesse ? » Le jeune homme ne recule pas : « Oui, mon chien pouvait en mourir. »
