Sucres et farines raffinés : pourquoi ce médecin les qualifie de « nid à cancers » et recommande de les réduire

Image d'illustration © Buzzday
Image d’illustration © Buzzday

Le Sucre Raffiné, Ce Poison Invisible Dans Nos Assiettes

La scène se répète chaque jour, sans que personne n’y prête attention. Un café avec deux sucres le matin, des biscuits à la pause, un dessert lacté au déjeuner, une boisson sucrée l’après-midi. Le sucre raffiné s’est installé partout, dans une grande quantité d’aliments transformés que nous consommons sans même y penser. Pourtant, ces « calories vides » constituent une menace silencieuse.

« Les deux principaux facteurs de cancer sont l’alimentation et les toxines », affirme le Dr Mark Hyman, médecin américain dont l’alerte fait écho aux conclusions de nombreuses équipes de recherche. Le mécanisme est redoutablement simple : lorsque ces calories ne sont pas utilisées comme énergie, elles se stockent sous forme de tissu adipeux, notamment autour du ventre et du foie.

Les coupables sont identifiés. Les boissons sucrées arrivent en tête de liste, suivies des desserts lactés, des biscuits, des pâtisseries industrielles. Ces produits riches en sucre raffiné doivent désormais être envisagés comme un facteur de risque évitable de cancer. Le signal est particulièrement net pour les sucres ajoutés et les sucres libres qui saturent nos rayons de supermarché.

Mais l’alimentation n’agit pas seule. L’exposition aux produits chimiques et la sédentarité s’ajoutent à l’équation, créant un terrain propice aux dérèglements métaboliques. Et c’est précisément cette graisse qui s’accumule jour après jour qui pose le véritable problème.

Image d'illustration © Buzzday
Image d’illustration © Buzzday

La Graisse Abdominale, Bien Plus Qu’un Problème Esthétique

Cette accumulation de graisse n’est pas qu’une question de silhouette. La graisse abdominale est métaboliquement très active, un organe à part entière qui sécrète des substances inflammatoires et perturbe l’équilibre hormonal. Son action dépasse largement le simple aspect visuel.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Cette graisse viscérale est directement associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de plusieurs cancers. Le lien avec les sucres raffinés et les amidons consommés en excès est désormais établi : ces aliments alimentent directement le processus de stockage sous forme de tissu adipeux autour du ventre et du foie.

Le mécanisme est implacable. Les calories issues des pâtes blanches, des pains très blancs, des céréales sucrées se transforment rapidement en glucose. Quand l’organisme n’utilise pas cette énergie immédiatement, il la convertit en graisse. Et c’est précisément cette zone abdominale qui devient le réservoir privilégié de ce stockage.

Cette graisse n’est pas inerte. Elle sécrète en permanence des molécules inflammatoires, perturbe la façon dont le foie traite les graisses, et crée un terrain favorable à la prolifération cellulaire. C’est cette activité métabolique intense qui transforme un simple surpoids en facteur de risque majeur pour la santé. Un constat que le Dr Mark Hyman résume en une formule glaçante.

Image d'illustration © Buzzday
Image d’illustration © Buzzday

« Un Véritable Nid À Cancers » : L’Alerte Du Médecin Américain

La formule du Dr Mark Hyman résonne comme un coup de massue : « Cette graisse abdominale ? C’est un véritable nid à cancers ». Le médecin américain ne mâche pas ses mots. Il liste les pathologies concernées avec une précision clinique : cancer du pancréas, cancer du sein, cancer du côlon, cancer de la prostate. Tous ces cancers partagent un dénominateur commun : la résistance à l’insuline.

Ce mécanisme est au cœur de l’alerte. Quand l’organisme devient résistant à l’insuline, le pancréas doit en produire davantage pour gérer le glucose. Ce surplus d’insuline circulant dans le sang crée un environnement favorable à la prolifération de cellules anormales. La graisse abdominale amplifie ce processus en sécrétant des hormones et des molécules inflammatoires qui perturbent encore davantage l’équilibre métabolique.

Le cercle vicieux s’installe. Les sucres raffinés et amidons alimentent la graisse abdominale. Cette graisse entretient une inflammation chronique. L’inflammation perturbe le traitement des graisses par le foie. Et ce terrain inflammatoire permanent devient le terreau idéal pour le développement de cellules cancéreuses.

« Le cancer du pancréas, le cancer du sein, le cancer du côlon, le cancer de la prostate et d’autres encore sont liés à ce phénomène de résistance à l’insuline », insiste le Dr Hyman. Un constat qui appelle des changements concrets dans nos habitudes alimentaires quotidiennes.

Image d'illustration © Buzzday
Image d’illustration © Buzzday

Les Gestes Concrets Pour Réduire Le Risque

Face à ce constat alarmant, la solution passe par des choix alimentaires précis. Les pâtes blanches, le pain blanc, les biscuits industriels, les céréales de petit déjeuner très sucrées et les boissons sucrées doivent être drastiquement limités. Ces aliments constituent les principales sources de sucres raffinés et d’amidons qui alimentent le processus décrit par le Dr Hyman.

La stratégie ne consiste pas à tout supprimer du jour au lendemain, mais à opérer une transition progressive. Remplacer les pâtes blanches par des versions complètes. Troquer les céréales industrielles contre des flocons d’avoine nature. Abandonner les boissons sucrées au profit de l’eau ou des infusions. Privilégier les fruits entiers plutôt que les jus, même pressés maison.

Cette approche s’appuie sur un principe simple : favoriser les aliments peu transformés. Plus un aliment est proche de sa forme naturelle, moins il contient de sucres ajoutés et d’amidons raffinés. Les légumes, les légumineuses, les céréales complètes, les fruits frais deviennent les piliers d’une alimentation protectrice.

Le Dr Hyman rappelle toutefois que l’alimentation n’est qu’un volet. L’exposition aux produits chimiques du quotidien et la sédentarité complètent le tableau des facteurs de risque évitables. Bouger régulièrement, limiter les plastiques au contact des aliments, aérer son intérieur : autant de gestes qui, combinés à une meilleure alimentation, réduisent significativement le terrain favorable au cancer.