Nos émotions négatives peuvent avoir un impact sur notre santé et parfois même, avoir des conséquences mortelles. Preuve en est avec le « syndrome du cœur brisé », dont le nombre de cas augmente depuis le début de l’épidémie de Covid-19. De quoi s’agit-il exactement ? On fait le point avec le Pr Claire Mounier-Vehier, cardiologue.
« Mourir de chagrin » est une expression que l’on utilise couramment au sens figuré, pour parler de quelqu’un qui ressent une profonde tristesse. Mais peut-on mourir de chagrin au sens propre ? Cette hyperbole serait en fait une réalité médicale.
Lorsqu’il est confronté à une émotion intense, physique ou psychologique, comme un décès, une rupture sentimentale, une opération chirurgicale ou encore une catastrophe naturelle, le corps, et plus particulièrement le cœur, peut réagir. Les expressions « mourir de chagrin » et « avoir le cœur brisé » prennent alors tout leur sens : on parle de « Tako- Tsubo » au Japon, de « broken heart syndrom » en Grande-Bretagne et de « syndrome du coeur brisé » en France.
