Regina Débarque : La France Replonge Dans La Tourmente
On pensait pouvoir ranger les cirés au placard. C’était sans compter sur Regina. Ce dimanche 1er mars, l’agence météorologique portugaise IPMA baptise une nouvelle dépression qui fonce droit sur la France. Dès le lendemain, lundi 2 mars, les premiers coups de vent frappent le territoire. Rafales très violentes et pluies abondantes : le scénario se répète encore.
Après quelques jours de douceur, la réalité météo reprend ses droits. Et elle cogne fort. Les sols n’ont pas eu le temps de sécher. Gorgés d’eau par les intempéries précédentes, ils transforment chaque nouvelle averse en menace. Les cours d’eau débordent plus vite, les arbres fragilisés cèdent au moindre coup de vent, les infrastructures saturent.
Cette tempête Regina porte un chiffre glaçant : elle devient la 17ᵉ dépression nommée de la saison 2025/2026. Un record égalé avec la saison catastrophique 2023/2024. Même cadence infernale, même accumulation de phénomènes violents. Les météorologues comptent, les Français encaissent.
L’instabilité s’installe comme une nouvelle normalité. Les parapluies ne sèchent plus vraiment, les prévisions à trois jours deviennent des paris hasardeux. La France affronte une saison exceptionnelle où chaque répit se paie comptant. Regina rappelle une vérité brutale : l’accalmie n’était qu’une pause.
Pyrénées-Orientales En Première Ligne, Le Sud Dans Le Viseur
Le département des Pyrénées-Orientales reçoit les premières salves dès ce lundi 2 mars. Les rafales s’engouffrent dans les vallées, les pluies tambourinent sur un sol déjà saturé. C’est la porte d’entrée de Regina sur le territoire français. Mais la tempête ne compte pas s’arrêter là.
Jeudi 5 et vendredi 6 mars, l’instabilité gagne toute la moitié sud. Les départements méditerranéens se préparent au choc, tout comme certaines zones du littoral atlantique. La tempête progresse méthodiquement, élargissant son emprise géographique jour après jour. L’agence météorologique espagnole AEMET précise que « dans les prochains jours, une tempête se déplacera à travers le nord de l’Afrique ».
Cette trajectoire nord-africaine change tout. Elle charge Regina d’humidité méditerranéenne et intensifie son potentiel destructeur sur l’extrême sud-est français. La Méditerranée devient une zone à très haute vigilance. Les côtes, déjà malmenées par les tempêtes précédentes, font face à un nouvel assaut.
Les autorités locales multiplient les appels à la prudence. Zones côtières et montagneuses concentrent les risques : vents violents en altitude, submersions possibles sur le littoral, glissements de terrain dans les massifs fragilisés. Regina suit une logique implacable : elle frappe d’abord l’est pyrénéen, puis étend sa zone d’influence vers l’ouest et le sud. Chaque département concerné doit anticiper son passage.
