
L’Attaque Sanglante Au Pont-Du-Las
Le 10 novembre, 19 heures. Sara, 17 ans, achève sa promenade du soir avec Mya et son autre chihuahua. Un rituel quotidien dans son quartier du Pont-du-Las, à Toulon. Elle approche de son immeuble, à peine dix mètres de la porte d’entrée.
La porte s’ouvre brutalement. Un staff croisé bully surgit et fonce droit sur elle. « Les miens ne l’ont pas vu arriver », raconte l’adolescente. Pas de laisse. Pas de muselière. Le propriétaire, impuissant, ne contrôle rien.
La scène bascule en quelques secondes. L’animal percute Sara, qui tente de s’interposer. Il la mord au doigt. Mais ce n’est pas elle que vise le molosse. Il repère Mya, minuscule face à lui, et s’acharne sur le petit chien.
Sara hurle, essaie de protéger son animal. Rien n’arrête l’attaque. Le propriétaire du staff reste figé, incapable de maîtriser son chien déchaîné. La violence est fulgurante, brutale, sans échappatoire possible.
En quelques instants, la promenade tranquille vire au bain de sang. Sara se retrouve au sol, son chihuahua dans les bras, face à une horreur qu’elle n’oubliera jamais.

« Mya A Été Éventrée Sous Mes Yeux »
Sara serre son chihuahua contre elle. Trop tard. « Mya a été éventrée sous mes yeux, je la tenais dans mes bras pendant que ses boyaux me glissaient dans les mains », témoigne l’adolescente. La scène est insoutenable.
Le molosse relâche enfin sa prise. Mais le mal est fait. Sara tente désespérément de maintenir en vie son animal. Elle presse ses mains sur les plaies béantes, essaie de retenir les organes qui s’échappent. Chaque seconde compte.
Autour d’elle, c’est le chaos. Le sang coule sur le trottoir. Mya agonise dans ses bras. « J’ai essayé de la maintenir en vie comme je pouvais », confie-t-elle. L’adolescente supplie, cherche du regard une aide qui ne vient pas.
Et le propriétaire du staff ? Il ramasse la laisse de son chien. Tourne les talons. « Il est reparti avec lui, me laissant seule », raconte Sara, encore incrédule. Pas un mot. Pas un geste de secours. Aucune compassion.
Sara reste là, à genoux, son chihuahua mourant dans les mains. Seule face à l’horreur. Personne pour l’aider. Personne pour appeler un vétérinaire. Juste elle, Mya qui s’éteint, et un silence glaçant après la violence.

Un Propriétaire Irrespectueux Et Toujours En Liberté
Depuis cette nuit de novembre, rien n’a changé. Le propriétaire du staff croisé bully n’a fait l’objet d’aucune sanction. Pas de convocation. Pas d’avertissement. Rien.
« Il n’a fait preuve d’aucune compassion particulière », dénonce Sara. L’homme qui a laissé son chien attaquer, qui l’a regardée tenir son animal mourant, puis qui est reparti comme si de rien n’était, continue sa vie normalement.
Pire encore : il promène toujours son molosse sans laisse ni muselière. Dans le quartier du Pont-du-Las. Mais aussi en centre-ville de Toulon, raconte la famille. Comme si rien ne s’était passé. Comme si Mya n’était jamais morte éventrée sur ce trottoir.
Pour Sara et sa mère, l’indignation est totale. « Ce genre d’acte ne doit pas rester sans punition », martèlent-elles. Chaque jour, elles croisent d’autres propriétaires de petits chiens. D’autres adolescents qui promènent leurs animaux. D’autres victimes potentielles.
La question les hante : combien de temps avant qu’un autre drame se produise ? Combien de promenades avant qu’un enfant, un autre chien, ne croise la route de cet animal incontrôlable ? L’impunité actuelle met tout le quartier en danger.

Une Plainte Pour Éviter Que Ça Recommence
Face à cette impunité insoutenable, la mère de Sara a décidé d’agir. Elle a déposé plainte pour « blessures involontaires » auprès des autorités. Base légale : les 6 jours d’ITT prescrits à sa fille après l’attaque.
Car au-delà de la mort de Mya, c’est Sara qui souffre. L’adolescente reste profondément traumatisée par ce qu’elle a vécu. Les images de son chien éventré dans ses bras la hantent. Les sensations aussi. Ce poids qui devient léger. Ces boyaux qui glissent entre ses doigts. Cette chaleur qui s’échappe.
À 17 ans, elle a assisté à une scène que personne ne devrait jamais voir. « Elle est encore choquée », confie sa mère. Le sommeil est difficile. Les promenades avec son autre chihuahua sont devenues anxiogènes. Chaque porte d’immeuble qui s’ouvre la fait sursauter.
Pour la famille, l’objectif est double. D’abord, obtenir justice pour Mya et pour Sara. Que ce propriétaire irresponsable soit sanctionné. Qu’il soit contraint de respecter la loi : laisse et muselière obligatoires.
Ensuite, éviter que d’autres vivent ce cauchemar. « Il faut que de tels faits ne se reproduisent pas », insiste la famille. Chaque jour sans sanction est un jour de danger supplémentaire pour les habitants du quartier. La plainte est leur seul espoir que quelque chose change enfin.