Les jours qui ont suivi notre conversation ont passé dans un flou, chacun traînant avec le poids des questions non posées.
Je me suis retrouvé à rejouer notre conversation, à chercher des sens cachés dans son regard constant et des mots calmes.
Au travail, mon esprit s’égara, retournant à la table de la cuisine et le poids de la révélation de mon frère.
Tout se sentait instable, comme le sol en dessous de moi se déplaçait, menaçant de renverser la réalité soigneusement construite de ma vie.
Les soirées ont été passées dans la solitude, mes pensées un désordre embrouillé de doute et de suspicion.
J’ai évité d’appeler mes parents, ne sachant pas comment aborder le sujet sans se défaire complètement.
Les paroles de mon frère s’attardaient comme une ombre, jetant le doute sur chaque souvenir que j’ai tenu cher.
Chaque jour, la pression de la réunion familiale à venir s’est accrue.
J’ai redouté la confrontation qui semblait inévitable, les vérités qui seraient forcées à la surface.
Pourtant, il y avait une partie de moi qui voulait des réponses, pour la clarté qui avait été refusée depuis trop longtemps.
