Un mardi matin de dĂ©but avril, quand il fait encore un peu frais et que le cafĂ© ordinaire ne suffit plus. Vous avez envie de quelque chose qui rĂ©veille autrement â pas plus compliquĂ© que ça. Cette infusion cafĂ©-ail, câest deux ingrĂ©dients du placard et une curiositĂ© Ă satisfaire.

La tasse est sombre, presque noire, avec des reflets acajou quand la lumiĂšre lâeffleure. Une vapeur fine monte, et câest lĂ que ça commence Ă surprendre : lâodeur est celle du cafĂ©, mais avec un fond plus profond, lĂ©gĂšrement terreux, qui rappelle vaguement la soupe Ă lâail dâune grand-mĂšre. Lâail a fondu dans le liquide chaud, moins agressif quâon ne lâaurait cru, presque discret. Au premier contact des lĂšvres il y a la chaleur du cafĂ©, puis quelque chose de plus rond, de plus complexe â vous ne savez pas encore si vous adorez, mais vous reposez la tasse pour en reprendre une gorgĂ©e.
