Les cannelés, la plupart des gens pensent immédiatement à des moules en cuivre, à une technique bordelaise précise, à quelque chose qu’on achète chez le pâtissier. Version salée pour l’apéro, c’est une autre affaire. Une pâte plus proche de la quiche que de la viennoiserie, du jambon de dinde, des tomates séchées bien grasses — et un four qui fait tout le travail.

Posez-en un entre vos doigts : il est chaud, avec une surface d’un brun doré comme un caramel clair, légèrement bombée. La croûte fine résiste une demi-seconde avant de céder, et l’intérieur est fondant, presque crémeux — le genre de texture qu’on n’attendait pas. Les tomates séchées ont caramélisé par endroits, l’emmental a formé de petites poches filantes, et le basilic a infusé dans toute la pâte. Une bouchée, et on comprend pourquoi le plateau se vide toujours en premier.
