La patate douce au four, câest souvent ce quâon prĂ©pare quand on nâa pas envie de rĂ©flĂ©chir. On la glisse au four, on lâoublie, on la mange. Ce que les gens ne rĂ©alisent pas, câest que cette simplicitĂ© cache quelque chose dâassez exceptionnel â Ă condition de ne pas la bĂącler.

Posez-la devant vous, encore chaude, peau lĂ©gĂšrement plissĂ©e et sombre comme du cuir brĂ»lĂ©. Vous lâouvrez en deux : la vapeur monte dâun coup, sucrĂ©e et terreuse Ă la fois. La chair, orange vif comme un coucher de soleil, cĂšde sous la fourchette sans rĂ©sistance. Câest doux, moelleux, presque crĂ©meux â et cette odeur de caramel naturel qui emplit la piĂšce, câest elle qui vous rappelle pourquoi ce plat existe.
