Les ribs, tout le monde croit que c’est un plat de restaurant ou de barbecue d’été avec du matériel particulier. C’est faux. Un four, du papier aluminium, et la bonne technique — c’est tout. Le reste, c’est juste du temps.

Ce qui frappe d’abord, c’est la couleur : un brun acajou brillant, presque laqué, avec des bords qui tirent vers le caramel sombre. La viande ne tient plus vraiment à l’os — elle se détache à la moindre pression, les fibres cèdent sans résistance. L’odeur qui envahit la cuisine dans la dernière demi-heure de cuisson, ce mélange de sucre qui brûle légèrement sur les rebords, de paprika fumé et de miel chaud, c’est difficile de rester patient. On coupe, et la sauce forme un glaçage épais, collant, qui enrobe chaque morceau comme un vernis.
