On imagine que pour faire un bon sandwich italien gratiné, il faut une boulangerie artisanale dans le quartier, des charcuteries importées et un savoir-faire de traiteur. En vrai ? Il faut un four, du papier alu et vingt-cinq minutes. C’est à peu près tout.

Le fromage forme une croûte légèrement brunie sur les bords, couleur miel foncé, avec des bulles qui ont figé sur place en refroidissant. Sous le pain chaud, les charcuteries ont rendu un peu de leur jus et ça sent le salami chaud mélangé au fromage fondu — une odeur qu’on ne décrit pas vraiment, on la reconnaît. Quand on coupe le sandwich en deux, le provolone file en fils irréguliers. C’est exactement ce qu’on cherchait.
