Est-ce que je fais vraiment ce que je devrais, ou est-ce que je clinging à ce rituel de désespoir dans ma cuisine d’appartements de ville crampée?

La lumière fine du matin tranche à travers les rideaux poussiéreux de ma cuisine citadine exiguë. La bouilloire siffle doucement, une douce ponctuation dans le calme.

Je me penche sur le bol à vapeur que je viens de fabriquer: la vapeur de girofle monte brusquement, son parfum épais et mordant.

Ce rituel a commencé il y a une semaine, une curieuse tentative de trouver le soulagement du stress croissant.

Mais aujourd’hui, le parfum est différent, presque assez aiguisé pour pincer les nerfs crus.

« Je fais vraiment ce que je devrais ? »

La question est suspendue dans l’air, sans réponse, pendant que je respire dans la vapeur.

Les jours se sont brouillés dans une boucle répétitive : se réveiller, respirer peu profond avec la vapeur de girofle, une longue journée à la clinique.

Je suis infirmière junior, en train de passer des quarts de travail sous-effectifs, en rentrant à la maison à mes propres angoisses croissantes sur la santé.

Le rituel est destiné à apaiser, mais il souligne mon malaise.

Mon superviseur remarque à peine ma présence à moins qu’il n’y ait une erreur; sinon, je ne suis qu’un fantôme par terre.

Les plus élevés rejettent mes suggestions pour des améliorations même mineures tranquillement, leurs silences lourds d’indifférence.

Ce déséquilibre entre ceux qui détiennent le pouvoir – les planificateurs, les infirmières supérieures – et ceux d’entre nous qui portent le poids quotidien devient plus évident.

J’ai demandé moins de quarts de nuit pendant des semaines, mais l’horaire ne change jamais.

Mon épuisement s’accumule alors que leur monde reste inchangé.

Pendant ce temps, je tiens à la vapeur de girofle comme un petit fil de contrôle, un rituel naturel qui se sent ancien mais puissant.

Depuis le début de ce rituel, les semaines se sont déroulées avec un stress croissant.

La première semaine, j’ai eu l’espoir de la promesse rituelle.

La deuxième semaine, mon superviseur a dissipé une préoccupation que j’ai soulevée au sujet d’une ordonnance de médicaments.

Troisième semaine, pauses manquées et paperasse incessante.

Semaine 4, conversation tendue avec un collègue au sujet de frustrations partagées.

Chaque rencontre, chaque jour, était une petite escalade, resserrant la bobine de pression sans la laisser craquer.

Lire plus sur la page suivante