Câest un dimanche dâoctobre, les premiers froids arrivent, et tu veux mettre quelque chose de beau sur la table sans passer trois heures en cuisine. Le pot-au-feu de la mer, câest exactement ça : un plat qui en impose visuellement, qui sent bon dĂšs quâil mijote, et qui ne demande pas de technique particuliĂšre. Juste du bon produit et un peu dâorganisation.

Le bouillon est dâun ambre pĂąle, presque translucide, avec des reflets dorĂ©s lĂ oĂč lâhuile dâolive flotte en surface. Les morceaux de cabillaud et de saumon sont Ă©pais, encore lĂ©gĂšrement nacrĂ©s au centre. Les moules ont ouvert leurs coquilles noires sur le cĂŽtĂ©, laissant apparaĂźtre leur chair orangĂ©e. Et par-dessus tout ça, une odeur marine et douce â celle de la mer mĂ©langĂ©e au thym â le genre dâodeur qui fait venir tout le monde Ă la cuisine avant mĂȘme que tu serves.
