Parmi les huit femmes qui ont affirmé avoir subi des violences sexuelles de la part de Patrick Bruel, Daniela Elstner a porté plainte pour des faits qui se seraient produits en 1997. Son avocate assure que sa démarche vise avant tout à libérer la parole.
Elle a décidé de porter plainte sans chercher à dissimuler son identité. Il faut dire que Daniela Elstner, l’une des huit femmes qui accusent Patrick Bruel de violences sexuelles, est loin d’être une inconnue dans le milieu de la culture. Elle est à la tête d’Unifrance, organisme qui œuvre à la promotion du cinéma français à l’international. À l’époque des faits allégués, elle était cependant encore assistante. C’était en 1997 lors du festival du Film français à Acapulco, au Mexique.
Selon le témoignage de Daniela Elstner à Médiapart, Patrick Bruel aurait surgi derrière elle alors qu’elle se trouvait dans un parking, l’aurait embrassée de force, déshabillée et touchée. Elle aurait ensuite été conduite dans le bungalow de Patrick Bruel et se serait retrouvée avec le chanteur allongé sur elle. Elle aurait alors hurlé et se serait débattue avant de s’enfuir. « Elle a parfaitement conscience du fait que sa position lui permet d’être entendue… et en même temps, c’est une prise de risque« , a déclaré l’avocate de Daniela Elstner, Me Jade Dousselin.
