13 juin 2026 Feed v2

Arrêt maladie : pourquoi le bénévolat associatif peut vous coûter 5500 euros de remboursement

Un Courrier De La Sécu Qui Tombe Comme Un Couperet

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Le choc est brutal. Benjamin, habitant du Gers, ouvre la lettre de la Sécurité sociale sans se douter de ce qui l’attend. L’organisme lui réclame 5 500 euros. Une somme vertigineuse pour cet ancien ouvrier fraiseur en arrêt maladie depuis plus de deux ans. Le motif ? Sa participation bénévole au comité des fêtes d’Espaon, un village de 200 habitants perdu dans la campagne gersoise.

Pourtant, son état de santé reste précaire. Opéré d’une hernie discale, Benjamin souffre toujours d’une sciatique invalidante. Il se déplace encore avec des béquilles, chaque mouvement lui rappelant que son corps n’est pas guéri. Durant ces longs mois d’arrêt, la CPAM lui versait des indemnités journalières pour compenser l’impossibilité de travailler. Des indemnités que la Sécurité sociale veut aujourd’hui récupérer.

La réclamation porte sur plusieurs dizaines de jours d’indemnités perçues alors qu’il aidait bénévolement le comité des fêtes. « Je ne vois pas ce que j’ai fait de mal, à part être au service des autres pour que les gens passent un bon moment », confie-t-il à France 3 Occitanie. Entre incompréhension et colère, Benjamin découvre que sa bonne volonté pourrait lui coûter une fortune. Une facture qui soulève une question troublante : le bénévolat est-il interdit pendant un arrêt maladie ?

Les Détails D’une Facture Incompréhensible

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La somme réclamée cache une réalité encore plus absurde. Benjamin décortique le courrier, incrédule. Pour la fête locale d’octobre 2024, la CPAM exige le remboursement de 47 jours d’indemnités, soit plus de 1 700 euros. « Pour une fête locale qui a eu lieu en octobre 2024, là ils me réclament 47 jours d’indemnités, ce qui représente un peu plus de 1 700 euros », raconte-t-il à France 3 Occitanie.

Mais c’est la deuxième ligne du courrier qui achève de le stupéfier. Une assemblée générale du comité des fêtes en avril. Durée : deux heures. Montant réclamé : 18 jours d’indemnités. « Là, ils me demandent 18 jours d’indemnité pour deux heures de prestations », s’indigne-t-il. Le calcul défie l’entendement. Comment deux heures de présence peuvent-elles justifier la récupération de près de trois semaines d’indemnités ?

Benjamin insiste sur un point crucial : il n’a réalisé aucune tâche physique. Président du comité des fêtes, il se limitait aux fonctions administratives. Pas de montage de structures, pas de manutention. Juste de la paperasse et de la coordination, assis la plupart du temps. Des activités compatibles, selon lui, avec son état de santé. Pourtant, la Sécurité sociale ne fait aucune distinction. Bénévolat physique ou administratif, la règle semble inflexible.

Ce Que Dit La Loi Sur L’arrêt Maladie

Derrière cette réclamation se cache une réglementation implacable. La Sécurité sociale le rappelle sans détour : toute personne en arrêt de travail doit s’abstenir de toute activité non autorisée pour conserver ses indemnités journalières. La formule est sans appel : interdiction d’exercer « une quelconque activité, professionnelle ou non, rémunérée ou non » sans accord préalable du médecin prescripteur.

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