C’était juste après le coucher du soleil sur une soirée triste mardi quand j’ai frappé sur un article sur les signes cachés de peau du diabète

Le lendemain pourrait tout changer, ou rien changer du tout, et je ne sais pas ce qui est pire.

Le sommeil n’est pas facile cette nuit-là.

Chaque fois que je ferme les yeux, je suis hanté par des images de médecins secouant la tête.

Le plafond au-dessus ressemble à une toile vierge, mais mon esprit la peint avec des soucis.

C’est juste une peau sèche, ou autre chose ?

Quand l’alarme sonne enfin, je suis déjà réveillé.

Mon corps se sent lourd, comme si le poids de l’incertitude me presse.

La lumière du matin filtre la fenêtre, jetant une lueur pâle sur la pièce.

Habiller est une corvée.

Chaque vêtement ressemble à une couche de protection contre le monde.

Le miroir reflète une version de moi qui semble différente, plus las.

Je ne regarde pas trop longtemps, j’ai peur de ce que je pourrais voir.

Le trajet en bus jusqu’à la clinique est sans incident, la ville passant dans un flou.

Les gens s’en vont, chacun dans sa propre vie, ses propres préoccupations.

Mon esprit revient à l’article, les images des conditions de peau qui semblent maintenant trop familières.

À la clinique, la salle d’attente est bondée.

Les visages autour de moi sont un mélange d’espoir et de démission.

Je vais m’asseoir, mon pied tape nerveusement sur le sol.

L’horloge sur le mur tiques régulièrement, chaque seconde s’étendant dans une éternité.

Une infirmière m’appelle, sa voix brise le brouillard de mes pensées.

Je me tiens debout, je sens les yeux d’étrangers sur moi, et la suis dans un long couloir.

La salle d’examen est froide, stérile.

L’infirmière prend mes signes vitaux, ses mains efficaces mais détachées.

« Doctor sera bientôt là », dit-elle et part.

Je suis seul avec mes pensées, le silence lourd.

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