La vie au manoir tourne autour du maintien des apparences.
Le personnel de la maison bouge avec précision, murmure à peine audible derrière des portes fermées.
Mon père, éloigné et détaché, évite de parler des triplets.
Le pouvoir repose lourdement sur ma mère, dont l’autorité reste incontestée.
Le personnel la traite avec un mélange de peur et de respect.
Ils passent sans aucun doute le long de ses silences et de ses secrets.
Quand j’essaie de poser des questions à propos de cette nuit-là, j’ai des questions avec des renvois à froid.
Ou des rappels de bien-être social.
Le majordome, toujours vigilant, semble en savoir plus qu’il ne le fait.
Au fil des ans, le malaise autour du triplet s’est aggravé.
