Erreur médicale fatale : ces symptômes de dépression cachaient en réalité un cancer du cerveau incurable

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Un Diagnostic Qui Passe À Côté De L’Essentiel

Septembre 2023. Pamela Cook, 65 ans, sent quelque chose qui cloche. La fatigue s’installe, inhabituelle. Des vertiges apparaissent. Et ces oublis, de plus en plus fréquents, qui commencent à l’inquiéter. Cette Britannique enjouée, jusque-là en pleine forme, voit sa confiance s’effriter jour après jour.

Elle consulte son médecin généraliste. Après l’examen, le verdict tombe : dépression. Une ordonnance d’antidépresseurs à la main, Pamela rentre chez elle, étonnée mais un peu rassurée. Un diagnostic, un traitement, les choses vont s’arranger.

Sauf que rien ne s’arrange. Les semaines passent, les symptômes persistent. Pamela retourne voir son médecin, espérant une solution. La réponse qu’elle obtient la laisse démunie : « Laissez du temps aux antidépresseurs », lui conseille-t-il simplement. Comme si le temps allait tout régler.

« Quand son état ne s’est pas amélioré, elle est retournée consulter. Mais le médecin lui a simplement dit de donner plus de temps aux antidépresseurs », témoigne aujourd’hui Clair, sa fille. Une attente qui s’avérera fatale. Car pendant que Pamela patiente sagement, quelque chose de bien plus sombre se développe dans son cerveau.

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La Crise Qui Révèle La Vérité

Quelques semaines plus tard, la scène est glaçante. Pamela se retrouve figée dans ses propres escaliers, le regard vide. Elle ne sait plus ce qu’elle fait là. Ni pourquoi. Ni comment. La panique l’envahit d’un coup. Son mari assiste à la scène, comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Cette fois, pas question d’attendre.

Direction l’hôpital. Enfin, quelqu’un prend les choses au sérieux. On lui fait passer une IRM cérébrale. Les images révèlent ce que personne ne voulait voir : une tumeur au cerveau. Massive.

Les médecins enchaînent les examens. Le diagnostic tombe comme un couperet : glioblastome. L’une des formes les plus agressives de cancer. Le pronostic est sans appel : entre 12 et 18 mois d’espérance de vie. Pamela n’était pas dépressive. Elle était condamnée.

Pendant que son médecin généraliste lui parlait d’antidépresseurs à laisser agir, la tumeur grandissait en silence. Chaque jour perdu a compté. Chaque semaine d’attente a laissé le cancer progresser, grignoter du terrain, s’installer. Et maintenant, il est trop tard pour espérer une guérison. Reste à se battre pour gagner du temps.

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Six Mois De Combat Contre Une Tumeur Implacable

Les chirurgiens agissent vite. Ils retirent la majeure partie de la tumeur, tentent de freiner l’inévitable. Pamela sort du bloc opératoire affaiblie, mais debout. La bataille ne fait que commencer.

Entre Noël et le Nouvel An, alors que les familles se réunissent, elle enchaîne six semaines de radiothérapie et de chimiothérapie combinées. Le protocole est lourd, épuisant. Ses trois filles et son mari l’entourent, s’accrochent à chaque signe d’amélioration, à chaque jour gagné.

Février 2024. Les examens de contrôle révèlent ce que tous redoutaient : la tumeur est revenue. Plus rien ne peut être tenté. Le glioblastome a repris ses droits, implacable.

Un mois plus tard, en mars 2024, Pamela s’éteint entourée des siens. Six mois seulement après le diagnostic à l’hôpital. Six mois de lutte acharnée contre un cancer qui ne pardonne pas. Aujourd’hui, Clair, l’une de ses trois filles, refuse que cette histoire s’arrête là. Elle veut mobiliser, faire avancer la recherche contre le glioblastome. Pour que d’autres familles n’aient pas à vivre ce qu’elles ont traversé. Pour que les médecins apprennent à reconnaître les signaux avant qu’il ne soit trop tard.

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Les Signaux D’Alarme À Ne Jamais Ignorer

Le combat de Pamela pose une question brûlante : comment éviter le piège du diagnostic manqué ? Car le glioblastome touche 3 500 personnes par an en France, et ses symptômes trompent même les médecins.

« Le glioblastome peut être initialement confondu avec une dépression en raison de symptômes psychiques comme la fatigue, les troubles de mémoire et les changements comportementaux », explique le Dr Gérald Kierzek. Le problème ? Sans imagerie, la tumeur se développe à bas bruit. « Cette tumeur n’est pas intrinsèquement difficile à visualiser à l’IRM une fois suspectée », poursuit-il. Mais « les symptômes précoces subtils et non spécifiques retardent souvent la suspicion clinique ».

Alors, quand s’inquiéter ? Des maux de tête persistants, résistants aux antalgiques, accompagnés de nausées matinales. L’apparition de troubles neurologiques : vertiges importants, crises d’épilepsie, difficultés à parler, problèmes de vision, perte de force d’un côté du corps. Des changements de comportement ou de mémoire qui s’aggravent vite, surtout si les antidépresseurs ne changent rien.

« Face à ces symptômes, il est essentiel de ne pas se contenter d’un diagnostic de dépression et de demander rapidement une imagerie », martèle le médecin. Et si le médecin rassure mais que les symptômes persistent ? « Demandez une seconde opinion. Discutez-en et suggérez une imagerie. En revanche, si tous les examens ont été faits… Pas de panique ! »