Le président français a insisté mercredi auprès de ses homologues américain, Donald Trump, et iranien, Massoud Pezeshkian, sur la nécessité d’appliquer au Liban la trêve conclue entre Washington.
Ce qu’il faut savoir
Ce direct est terminé.
Emmanuel Macron a insisté auprès de ses homologues américain, Donald Trump, et iranien, Massoud Pezeshkian, sur la nécessité d’étendre au Liban le cessez-le-feu conclu entre les deux pays. C’est une « condition nécessaire » pour que cette trêve soit « crédible et durable », écrit-il, mercredi 8 avril sur X(Nouvelle fenêtre), alors que le bilan des frappes israéliennes sur le Liban s’alourdit. Un cessez-le-feu au Liban constitue l’une des « conditions essentielles » de l’Iran pour sa trêve avec les Etats-Unis, a insisté le président iranien Massoud Pezeshkian lors de l’entretien avec son homologue français, rapporte l’agence Isna. En dépit du cessez-le-feu intervenu dans la nuit de mardi à mercredi entre Washington et Téhéran, Israël et les Etats-Unis considèrent que le Liban n’est pas concerné par la trêve.

- Près de 200 morts et 900 blessés au Liban. Mercredi soir, le ministère de la Santé libanais a revu à la hausse le bilan des frappes menées par Israël dans la journée, dénombrant 182 tués et 890 blessés. Une journée de deuil national a été décrétée. L’armée libanaise a annoncé qu’elle fermait un pont stratégique dans le sud du Liban, après avoir reçu une « menace israélienne de le prendre pour cible ». Il s’agit du dernier pont reliant le nord et le sud du fleuve Litani dans la région de Tyr, où des milliers de familles sont restées malgré les avertissements d’évacuation lancés par Israël.
- L’ONU dénonce un « carnage » au Liban. L’ampleur des morts lors des frappes israéliennes au Liban est « épouvantable », a réagi le Haut-Commissaire des droits de l’homme de l’ONU, appelant la communauté internationale à aider à mettre fin au « cauchemar ». « Un tel carnage, survenu quelques heures après la conclusion d’un cessez-le-feu avec l’Iran, défie l’entendement », a déclaré Volker Türk.
- Israël mène sa « plus importante série de frappes au Liban » depuis le début de la guerre. Israël a mené, mercredi 8 avril, sa « plus importante série de frappes au Liban depuis le début de l’opération », le 2 mars, a déclaré sur X(Nouvelle fenêtre), le porte-parole de Tsahal pour les médias arabes. Des frappes ont notamment eu lieu dans la capitale, Beyrouth, dans la vallée de la Bekaa et dans le sud du Liban. Israël avait émis un nouvel ordre d’évacuation mercredi matin pour la région de Tyr. Par ailleurs, un soldat israélien est mort mardi au Liban, a annoncé l’armée israélienne mercredi, portant à 12 le nombre de militaires israéliens tués dans les combats qui se déroulent dans le sud du pays, où l’Etat hébreu déclare combattre le Hezbollah, mouvement islamiste allié de Téhéran.
- Le Liban fait-il partie de l’accord de cessez-le-feu ? C’est un sujet de discorde : la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, et Donald Trump, ont tous les deux affirmé que le Liban ne faisait pas partie de l’accord de cessez-le-feu. Le bureau du Premier ministre Benjamin Nétanyahou estime que l’accord de cessez-le-feu « n’inclut pas le Liban ». En revanche, l’ambassadeur de l’Iran en France assure au micro de franceinfo que le Liban est également couvert par l’accord. Le Hezbollah pro-iranien n’a plus revendiqué d’attaques contre Israël depuis minuit, heure de Paris, mais l’armée libanaise a de son côté appelé les déplacés à ne pas revenir dans le sud du pays.
- A l’Iran de décider s’il veut que la trêve échoue à cause du Liban, dit J.D. Vance. Si les négociations échouent à cause du Liban, ce sera le choix des Iraniens », a déclaré depuis Budapest le vice-président des Etats-Unis, qui doit conduire samedi la délégation américaine lors de discussions avec l’Iran. « Je crois que les Iraniens pensaient que le cessez-le-feu incluait le Liban, ce qui n’était pas le cas. Nous n’avons jamais fait cette promesse, nous n’avons jamais indiqué que ce serait le cas. » Par ailleurs, J.D Vance a maintenu que les Etats-Unis s’opposent fermement à ce que les Iraniens puissent enrichir de l’uranium, contrairement à ce qu’assure Téhéran dans sa liste de clauses présentées dans le cadre de la trêve.
- La Turquie envoie trois camions d’aide humanitaire en Iran. « Nos camions, chargés de fournitures et d’équipements médicaux, sont partis en direction de notre voisin l’Iran », a écrit sur X le ministre turc de la Santé, Kemal Memisoglu, en affirmant vouloir « panser les plaies » des « opprimés ».
- Le Koweït dit faire face à une « intense vague d’attaques » iraniennes. Quelques heures après l’annonce d’un cessez-le-feu, le pays déplore une « vague intense d’attaques hostiles et criminelles » iranienne qui a provoqué d’importants dégâts sur « des infrastructures pétrolières, des centrales électriques et des usines de dessalement ». Les Emirats arabes unis ont également fait état mercredi de nouvelles attaques iraniennes « par 17 missiles balistiques et 35 drones ».
- Le Hamas qualifie la trêve d' »étape importante » vers « la diminution de l’hégémonie américaine ». Le Kremlin a lui aussi salué un accord « très important » pour permettre une désescalade au Moyen-Orient, affirmant espérer prochainement « des contacts directs » entre des négociateurs américains et iraniens.
- Donald Trump salue une « victoire totale et complète ». Le président américain n’a pas voulu dire s’il reviendrait à ses menaces initiales de détruire les centrales électriques et les ponts iraniens si l’accord venait à échouer. Il a aussi dit à l’AFP qu’il pensait que la Chine avait contribué à amener l’Iran à la table des négociations. Il a également affirmé que les Etats-Unis allaient aider à mettre fin à la congestion dans le détroit d’Ormu