Hausse des carburants : les Français continuent de rouler, avec seulement 3 % de baisse en mars


Malgré la hausse des coûts, les Français restent accrochés à leur voiture. Une étude menée en mars par Coyote montre une baisse très limitée des distances parcourues et du trafic, même si les automobilistes adaptent désormais leurs habitudes pour réduire la facture.

Malgré la flambée des prix des carburants, les Français n’ont quasiment pas levé le pied. Selon une étude réalisée par Coyote au mois de mars, les automobilistes ont roulé en moyenne 520 kilomètres chaque semaine. Une baisse très légère de 3%, soit environ 16 kilomètres en moins.

Même constat du côté du trafic, qui reste quasi stable depuis le début de la crise, avec seulement 1% de recul. Une stabilité qui s’explique notamment par des déplacements contraints, en particulier pour se rendre au travail. Pour beaucoup, difficile de se passer de la voiture.

Des habitudes qui évoluent pour limiter les coûts

Si les Français continuent de rouler, ils adaptent toutefois leur manière de se déplacer. Les automobilistes optimisent leurs trajets, arbitrent leurs déplacements et cherchent à réduire leurs dépenses.

L’exemple du week-end de Pâques est révélateur : les distances parcourues ont chuté de 9%, avec 219 kilomètres en moyenne contre 241 l’an dernier. Autrement dit, les Français partent toujours, mais moins loin.

Autre enseignement surprenant : la consommation de carburant n’a pas diminué. Selon l’UFIP, qui représente les industries pétrolières, elle a même augmenté de 1%. Un paradoxe qui s’explique notamment par des comportements de précaution. Face à la crainte de pénuries, de nombreux automobilistes se sont précipités dans les stations pour faire le plein.

Les stations indépendantes en première ligne

Mais cette situation ne touche pas tous les acteurs de la même manière. Le choc est particulièrement visible dans les stations-service indépendantes, hors grande distribution.

Leur fréquentation a fortement chuté, entre 20 et 40% en un mois. Un signe que les automobilistes privilégient davantage les stations les moins chères pour faire face à la hausse des prix.