La salle de réunion est petite, le genre d’espace qui absorbe le son et amplifie la tension.
Les rangées de chaises sont remplies de visages familiers, chacun portant son propre fardeau silencieux.
Le climatiseur hume en arrière-plan, une tentative futile de couper l’atmosphère épaisse et collante.
Je prends place près du dos, préférant l’anonymat dans une foule qui se sent trop proche.
La fille est assise avec sa famille, les yeux larges et alertes, sa présence est un défi silencieux pour les costumes devant.
Les whispers sillonnent la pièce, un peu de spéculation et de doute.
Quelqu’un près de moi murmure.
Une autre voix, angoissée et sceptique, répond : « J’en doute. Ils ne le font jamais. »
Les minutes passent, chacune étirant le silence plus loin.
Enfin, la réunion commence.
