L’entrepôt, généralement un lieu de routine insensée, bourdonnait maintenant d’un courant de jugement.
C’était dans les regards volés de collègues, les conversations chuchotées qui s’arrêtèrent brusquement quand je suis entré dans la pièce.
J’ai senti leurs yeux sur moi, un rappel constant que j’étais regardé, évalué, jugé.
J’ai essayé de l’ignorer, de me concentrer sur les tâches à accomplir, mais la tension était inévitable.
Chaque jour, la pression monte, l’air s’épaissit avec des accusations non parlées.
Les paroles de la vendeuse avaient mis en mouvement quelque chose, un effet domino que je ne pouvais contrôler.
Les managers, autrefois indifférents, semblaient maintenant scruter tous mes gestes.
Leur silence était plus fort que les mots, une confirmation tacite que quelque chose avait changé.
Mes heures ont été coupées sans explication, mes responsabilités ont diminué.
J’ai senti le poids de la mort imminente, le sentiment que mes jours dans l’entrepôt étaient comptés.
À la maison, j’ai essayé de masquer mon anxiété, de maintenir un semblant de normalité pour ma fille.
Mais l’incertitude m’a gribouillé, un compagnon constant dans les moments tranquilles entre le travail et la maison.
Chaque soir, je m’éveille, mon esprit court avec des possibilités, des contingences, des plans pour un avenir qui se sent de plus en plus incertain.
La lettre officielle était la paille finale, une confirmation de ce que je craignais depuis le début.
La résiliation se profilait comme une ombre, une menace que je ne pouvais échapper.
À l’approche de la rencontre avec la fille du propriétaire, j’ai senti le poids de l’inévitabilité qui me pèse.
J’ai essayé de me préparer, de m’acier pour tout résultat attendu.
Mais la peur était implacable, un doute grinçant qui refusait de se taire.
Tout ce que je pouvais faire, c’était attendre, affronter l’inconnu avec autant de dignité que j’ai pu rassembler.
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