Le jour de la réunion est arrivé, et l’air dans l’entrepôt était plus lourd que jamais.
J’ai traversé les mouvements, mon esprit un tourbillon d’anxiété et d’anticipation.
La fille du propriétaire, une figure que je n’avais vue qu’en passant, était maintenant un personnage central de mon drame.
Sa réputation l’a précédée : décisive, tranchante, une force à compter.
Je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’elle pensait de moi, de la situation, des accusations portées contre moi.
Alors que je me dirigeais vers la salle de réunion, mon cœur me tapait dans la poitrine, chaque pas faisant écho comme un battement de destin.
La pièce était terrible, l’éclairage dur, une scène pour une confrontation que je ne pouvais éviter.
Elle était déjà là, assise à la table, son regard stable et inébranlable.
J’ai pris une profonde inspiration, m’acier pour ce qui devait venir.
— S’il vous plaît, asseyez-vous, dit-elle, sa voix est calme, mesurée.
Je me suis assis, les mains serrées dans mes genoux, essayant de projeter une façade de confiance que je ne sentais pas.
Elle m’a regardé, ses yeux cherchant, comme si essayer de discerner la vérité sous les couches d’accusation et d’hypothèse.
« J’ai beaucoup entendu parler de vous », a-t-elle commencé, son ton neutre, ne donnant rien.
J’ai hurlé, je ne savais pas comment répondre, le poids de ses paroles s’installant sur moi comme un linceul.
C’était là, le moment que j’avais redouté, l’aboutissement de semaines d’incertitude et de peur.
Je me suis acclamé pour le verdict, pour les mots qui décideraient de mon destin.
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