Maintenant, je suis prêt pour le rendez-vous de suivi pédiatrique dans deux jours, celui que le médecin nous a demandé de programmer immédiatement.
J’évite de dire à ma belle-mère le diagnostic complet parce que je sais que ça va déclencher des disputes, et je redoute l’inévitable choc.
La visite imminente ressemble à une horloge qui menace de détruire la paix fragile.
Je redoute la confrontation sur la santé de notre fille et les divisions dans notre famille.
Il y a un silence lourd qui s’accroche sur tout, comme au moment juste avant qu’une tempête éclate.
Je suis pris entre la peur et le ressentiment.
Sachant qu’une fois cette visite effectuée, rien ne sera pareil.
Je ne sais pas de quelle façon il va tout pourboire.
J’ai l’impression de marcher sur des coquilles d’oeufs, à chaque étape, de ne pas craquer la surface.
Il y a des moments où j’attrape l’œil de ma fille, et elle me regarde avec une telle confiance.
