Les soirées s’étendent longtemps et silencieusement, l’air s’épaissit avec des mots non parlés.
La télé scintille dans le coin, un murmure doux essayant de combler le vide.
Ma fille dort maintenant, sa petite poitrine se levant et tombant dans le rythme doux des rêves.
Je suis assis dans le salon peu éclairé, mes pensées une toile enchevêtrée de quoi-si et les prochaines étapes.
Le poids du rendez-vous à venir me presse.
C’est une horloge, un rappel que les décisions doivent être prises.
Et bientôt.
Dans ces moments de solitude, je trouve la clarté.
Je sais que ma voix est importante, que mes préoccupations ne sont pas simplement « drame ».
Mais il est difficile de secouer le sentiment d’insuffisance qui vient d’être constamment sapée.
