26 juillet 2026 Feed v2

Lèpre en Roumanie : pourquoi ces deux cas après 44 ans ne constituent pas une menace sanitaire en Europe

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Image d'illustration © Buzzday
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Alerte Sanitaire À Cluj : Deux Masseuses Testées Positives À La Lèpre

La nouvelle frappe comme un coup de tonnerre dans le milieu médical européen. Deux masseuses indonésiennes, âgées de 21 et 25 ans, viennent d’être diagnostiquées positives à la lèpre dans un spa de Cluj, au nord-ouest de la Roumanie. Une première depuis 44 ans dans ce pays. Les deux femmes sont actuellement sous traitement médical, tandis que deux autres personnes font l’objet d’une évaluation sanitaire approfondie.

L’enquête révèle un détail crucial : l’une des patientes rentrait tout juste d’Asie, où elle a passé un mois auprès de sa mère, elle-même hospitalisée pour la lèpre. Ce voyage explique probablement la contamination, mais n’enlève rien au caractère exceptionnel de la situation. « Le dernier cas confirmé de lèpre en Roumanie remontait à 44 ans », confirme Alexandru Rogobete, ministre roumain de la Santé. Une maladie qu’on croyait reléguée aux livres d’histoire refait surface dans un spa moderne, fréquenté par des clients venus se détendre.

La scène pourrait sembler sortie d’une autre époque. Pourtant, elle se déroule aujourd’hui, au cœur de l’Europe, rappelant que certaines pathologies anciennes n’ont jamais totalement disparu. Reste une question sur toutes les lèvres : de quoi parle-t-on vraiment quand on évoque la lèpre au XXIe siècle ?

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La Lèpre Décodée : Une Maladie Méconnue Et Mal Comprise

Derrière le nom effrayant se cache une réalité médicale bien différente des fantasmes populaires. La lèpre, ou maladie de Hansen, est une infection provoquée par la bactérie Mycobacterium leprae. Première surprise : contrairement aux idées reçues, elle n’est pas hautement contagieuse. La transmission se fait uniquement par gouttelettes nasales, lors de contacts étroits et fréquents avec une personne infectée non traitée. Autrement dit, croiser un malade dans la rue ne présente aucun risque.

La maladie se distingue par une particularité troublante : sa période d’incubation extrêmement longue. Cinq ans en moyenne, mais les symptômes peuvent parfois n’apparaître qu’après vingt ans. Cette lenteur explique pourquoi le diagnostic arrive souvent tardivement, quand les lésions cutanées et nerveuses sont déjà visibles. Sans traitement, ces atteintes progressent et deviennent permanentes, affectant la peau, les nerfs, les membres et les yeux.

« La lèpre provoque des lésions qui, non traitées, progressent et deviennent permanentes », résument les autorités sanitaires. Des taches décolorées sur la peau, une perte de sensibilité, des déformations des mains ou des pieds : les manifestations varient, mais toutes témoignent de l’attaque lente et sournoise de la bactérie contre le système nerveux périphérique. Une pathologie ancienne, certes, mais dont les mécanismes restent redoutablement efficaces quand elle n’est pas prise en charge. Heureusement, la science a radicalement changé la donne depuis quarante ans.

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