La situation était enchevêtrée, un nœud de silence et de peur que personne n’ose se détacher. Les murmures de la fille dans cette salle de bain étaient le seul fil que je pouvais tirer.
Les autorités devaient envoyer un travailleur social la semaine prochaine. Une formalité, un espoir creux.
Je ne serais pas autorisé à y assister, mes préoccupations écartées par la bureaucratie.
L’horloge tourne, et j’ai été pris dans cette limbe.
La serveuse a bougé, rempli des tasses, ses yeux ne rencontrent jamais les miens. Elle en savait plus qu’elle ne le disait, mais la peur la gardait silencieuse.
Chaque instant a craqué la tension, chaque seconde s’enfuyant comme un compte à rebours.
L’imploration de la fille a fait écho dans mon esprit, un refrain hantant que je ne pouvais pas secouer.
C’était un appel à l’aide, une ligne de sauvetage jetée dans la tempête, mais je n’étais pas sûr d’être prête à l’attraper.
Le diner a continué son humiliation tranquille, ignorant la bataille silencieuse jouant à l’intérieur de ses murs.
Les habitués riaient, les fourchettes se clinquaient contre les assiettes, et pourtant, le poids de la situation me poussait.
La fille avait réapparu aujourd’hui, cachée, mais ses murmures étaient une chance d’incliner les échelles.
Mon esprit s’est emparé de possibilités, chacune plus redoutable que la dernière.
Puis-je vraiment faire une différence ?
Le déséquilibre de pouvoir était étouffant, une toile qui emprisonne tout le monde dans ses fils.
L’horloge a coché sur, chaque seconde un rappel de l’urgence.
J’ai pris une profonde respiration, m’acier pour ce qui était devant.
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