Pourquoi m’a-t-elle choisi pour l’aider dans ce dîner tranquille près de la route?

Le silence dans le restaurant était à la fois un réconfort et une malédiction, un rappel de l’isolement qui venait avec savoir trop.

L’appel de la fille était un fil dévorant une tapisserie de secrets, chaque point une histoire de sa propre.

La serveuse, maintenant essuyant le comptoir, a gardé sa distance, ses yeux fixés fermement sur sa tâche.

Il était plus facile de regarder loin, de prétendre que rien n’allait pas.

Mais je ne pouvais pas ébranler le sentiment que quelque chose devait changer. Peut-être que, peut-être, je pourrais être celui pour que ça arrive.

Le beau-père de la jeune fille était grand, une ombre sur tout, son pouvoir incontrôlable et incontesté.

A l’école, sa parole était la loi, et tout le monde s’est jeté autour de lui comme des souris autour d’un chat.

Les bleus, les supplications chuchotées, le silence, tout cela a peint une image que je ne pouvais ignorer.

Mais que pourrais-je faire ?

La question m’a rongé, un compagnon constant dans les moments tranquilles.

Chaque interaction se sentait chargée, chaque regard lourd de mots non parlés.

Les habitués ont continué leur routine, ignorant que la tempête s’est produite sous la surface.

Chaque tique de l’horloge se sentait comme un compte à rebours, un rappel du temps qui s’éloigne.

La fille m’avait choisi, et ce choix portait un poids que je n’étais pas sûr d’être prêt à supporter.

Mais l’alternative, ne rien faire, était une trahison.

Le silence était assourdissant, une cacophonie de peurs et de doutes.

Chaque instant comptait, chaque seconde comptait.

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