
L’Arrêt Brutal De Shy’m Dans Chicago
La nouvelle tombe comme un couperet ce vendredi 12 décembre 2025. Shy’m abandonne la scène du Casino de Paris. Un mois seulement après avoir relevé le plus grand défi artistique de sa carrière, la chanteuse annonce son retrait forcé de la comédie musicale Chicago. Sur Instagram, son message est aussi sobre que glaçant : « Je suis contrainte de prendre la décision de m’arrêter momentanément, sur avis de l’équipe médicale. J’en suis navrée. »
L’arrêt est brutal, la déception palpable. Celle qui incarnait l’explosive Velma Kelly – le rôle iconique de Catherine Zeta-Jones à l’écran – doit céder sa place en catastrophe. Lisa Lanteri, sa doublure, reprend le flambeau dans l’urgence. « Nous mettons tout en œuvre pour que je retrouve rapidement la scène », promet l’artiste sans donner plus de détails sur son état de santé.
Les fans réagissent avec une vague de soutien immédiat. « La santé avant tout ! Bon rétablissement », écrit l’un d’eux. Derrière les encouragements, une question plane : comment une artiste aussi investie peut-elle craquer aussi vite ?
Quelques semaines plus tôt, Shy’m avouait au Parisien n’avoir « jamais autant cravaché ». L’intensité du spectacle, les exigences physiques, la pression constante. Aujourd’hui, le corps dit stop.

Un Défi Artistique Sans Précédent
Reprendre le rôle de Velma Kelly n’était pas une simple apparition scénique de plus. Pour Shy’m, habituée des concerts et des plateaux télé, c’était repartir de zéro. « J’ai l’impression de commencer quelque chose de nouveau. D’avoir 20 ans, d’être à l’école, dans High School Musical ou Un Dos Tres », confiait-elle avant la première. À 39 ans, la chanteuse retrouvait les bancs de l’apprentissage.
L’entraînement a été sans pitié. Chorégraphe, professeur de comédie, coach vocal : chaque détail du personnage a été travaillé, retravaillé, perfectionné. « On a tellement bossé les chemins des personnages, les relations entre eux. Il y a une charte à tenir mais aussi une liberté pour faire du sur-mesure », expliquait-elle au Parisien. Une partition complexe, entre rigueur technique et appropriation personnelle.
Shy’m le répétait : elle n’avait « jamais autant cravaché ». Pas même lors de ses tournées épuisantes ou de ses apparitions dans Danse avec les stars. Cette fois, l’intensité était totale. Le corps sollicité à chaque instant, la voix poussée dans ses retranchements, l’énergie drainée jusqu’à la dernière goutte.
Un mois plus tard, ce même corps lâche. L’avis médical tombe. La machine s’arrête. Derrière la performance éblouissante, la réalité physiologique rattrape l’artiste.

Les Coulisses D’une Artiste Sous Pression
Derrière la performance, les petits gestes qui sauvent. Dans sa loge du Casino de Paris, Shy’m avait accroché un dessin de son fils. Un bout de papier griffonné, une bulle d’air familial au milieu du tourbillon. « C’est indispensable », confiait-elle. Ce rituel maternel côtoyait un autre, plus prosaïque : sa gourde, toujours posée au même endroit en coulisses.
L’eau, justement, est devenue son carburant. « Je n’ai jamais autant bu de toute ma vie », admettait la chanteuse. Le corps en surchauffe permanente, les muscles sollicités sans relâche, la gorge mise à rude épreuve : chaque gorgée était une nécessité vitale. Pas une coquetterie d’artiste, une question de survie physique.
Ces rituels n’étaient pas anodins. « On essaie de se rassurer de la meilleure façon possible », expliquait-elle. Derrière la star rodée aux projecteurs se cachait une femme qui cherchait ses repères. Le dessin pour le cœur, la gourde pour le corps : des bouées dans l’océan d’exigences.
Mais même ces précautions n’ont pas suffi. Les grigris n’empêchent pas l’épuisement. Ils peuvent apaiser l’esprit, pas soigner le corps quand il réclame l’arrêt. Et au Casino de Paris, c’est désormais Lisa Lanteri qui occupe la loge de Velma Kelly.

La Culpabilité Maternelle En Toile De Fond
Ce dessin dans la loge racontait une autre histoire. Celle d’une mère déchirée entre deux vies. « Il commence à réaliser que je suis beaucoup moins à la maison », avouait Shy’m avant la première. Son fils, encore petit, voyait sa maman s’absenter, partir tôt, rentrer tard. Le spectacle dévorait tout.
L’artiste hésitait d’ailleurs à l’emmener voir _Chicago_. « Il y a des passages un peu durs », reconnaissait-elle. Entre les meurtres, la corruption, l’univers carcéral, la comédie musicale ne s’adresse pas vraiment aux bambins. « Mais il est peut-être encore suffisamment petit pour ne pas tout comprendre », espérait-elle.
Sauf que le problème n’était pas seulement le spectacle. C’était l’absence. « Et ce n’est que le début », murmurait la chanteuse au _Parisien_. Des mois de représentations s’annonçaient, un marathon qui ne faisait que commencer. Chaque soir au Casino de Paris signifiait un soir de moins à la maison.
« C’est difficile de ne pas culpabiliser, ne pas ressentir le manque et de ne pas pouvoir y changer grand-chose », confessait-elle. Cette phrase résonne aujourd’hui différemment. L’arrêt brutal sur avis médical vient peut-être rappeler une vérité simple : on ne peut pas tout donner sans rien garder pour soi.