Au fur et à mesure que la journée s’étend, le poids de notre situation devient plus lourd, chaque heure un rappel de la décision qui se profile devant.
Les couloirs de l’hôpital résonnent avec les sons muets de la vie, rappel constant des enjeux en jeu.
Dans la zone d’attente, nous sommes assis en silence, la tension entre nous palpable mais non parlé.
D’autres passent par, leurs histoires inconnues mais également gravées avec le poids de l’incertitude.
Nous ne sommes pas seuls, mais l’isolement est profond, un témoignage de la nature personnelle de notre lutte.
Le personnel continue ses rondes, sa présence est réconfortante et rappelle l’autorité qu’il exerce.
Chaque interaction est liée à la connaissance que le futur de notre fils est à la merci de l’expertise médicale et du destin.
« Nous devons parler », dit mon partenaire, brisant le silence qui nous a enveloppés.
Je hoche la tête, bien que les mots me manquent, l’énormité de la situation me rendant muet.
Nous sortons, l’air frais contraste avec l’atmosphère oppressive de l’hôpital.
Pendant un moment, nous nous tenons côte à côte, le poids de notre fardeau commun évident dans notre silence.
« Et si ce souffle n’est qu’un faux départ ? » Je parle enfin de la peur qui m’a rongée.
Il ne répond pas immédiatement, son regard fixé à l’horizon comme s’il cherchait des réponses dans la lumière qui s’efface.
« Nous devons croire, » dit-il finalement, sa voix un mélange de détermination et de démission.
Les mots s’accrochent entre nous, un fil fragile d’espoir que nous nous accrochons à l’incertitude.
Nous revenons à l’intérieur, l’environnement stérile de l’hôpital un rappel de la bataille à venir.
Alors que nous nous préparons à la réunion avec l’équipe médicale, le poids de notre décision s’installe fortement sur nos épaules.
Nous savons que quoi que nous choisissions, il n’y aura pas de réponses faciles, pas de résolutions simples.
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