Maintenant, demain, la réunion du personnel se profile, une occasion rare où la haute direction écoute, ou du moins fait semblant.
Je me soutiens pour parler, sachant que ma voix pourrait être noyée ou ignorée.
La vapeur de girofle est assise sur mon comptoir comme un témoin tranquille; je ne suis toujours pas sûr si elle aidera à faciliter ce qui vient ou simplement aiguiser les bords de tout ce que j’essaie de tenir ensemble.
Quoi qu’il en soit, la pression augmente avec chaque respiration, et je ne peux pas dire comment cela finira.
La décision de parler pèse sur moi, une lourde pierre dans la fosse de mon estomac.
Mes préoccupations seront-elles entendues cette fois?
Ou seront-ils balayés comme avant ?
Le rituel n’offre aucune réponse, seulement le confort de la routine.
C’est un petit réconfort dans un monde rempli d’incertitude.
Les lumières fluorescentes de la clinique jettent une lueur rude sur les visages fatigués, chacun de nous pris dans ce cycle implacable.
La réalité de la situation est inévitable, et pourtant, je m’accroche à ce moment de calme avant la tempête.
Demain, j’affronterai la réunion, le contrôle, l’indifférence possible.
Mais ce soir, la vapeur de girofle m’enveloppe, offrant une évasion temporaire.
Dans le calme de ma cuisine, je trouve un bref moment de paix.
Pourtant, même cette tranquillité est teintée de la connaissance de ce qui vient.
Le rituel reste, une petite défiance contre le poids du monde.
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