L’anticipation de la réunion me gronde alors que je me prépare pour un autre jour.
Chaque matin se sent calme avant une tempête.
La vapeur de girofle, qui monte dans de délicates vrilles, est ma seule ancre dans le chaos.
En entrant dans la clinique, les sons et les vues familiers m’enveloppent.
Les collègues se déplacent avec une efficacité pratique, chacun accaparé par leurs propres luttes.
Il y a une compréhension partagée, une reconnaissance silencieuse des défis auxquels nous sommes confrontés.
Pourtant, la dynamique de la puissance demeure inchangée.
Ma voix, petite et souvent négligée, n’est qu’une des nombreuses voix.
Mais aujourd’hui, j’ai décidé de le faire entendre.
C’est un petit acte de défi, un moyen de récupérer un certain contrôle.
