L’anticipation de la réunion me gronde alors que je me prépare pour un autre jour.
Chaque matin se sent calme avant une tempête.
La vapeur de girofle, qui monte dans de délicates vrilles, est ma seule ancre dans le chaos.
En entrant dans la clinique, les sons et les vues familiers m’enveloppent.
Les collègues se déplacent avec une efficacité pratique, chacun accaparé par leurs propres luttes.
Il y a une compréhension partagée, une reconnaissance silencieuse des défis auxquels nous sommes confrontés.
Pourtant, la dynamique de la puissance demeure inchangée.
Ma voix, petite et souvent négligée, n’est qu’une des nombreuses voix.
Mais aujourd’hui, j’ai décidé de le faire entendre.
C’est un petit acte de défi, un moyen de récupérer un certain contrôle.
La réunion du personnel est une présence imminente, une chance de changement ou un autre exercice dans la futilité.
Alors que je navigue dans la clinique, mes pensées reviennent à la vapeur de girofle.
Son parfum persiste, un rappel des petits rituels qui nous soutiennent.
Face à l’incertitude, elle offre un semblant de stabilité.
Pourtant, je sais que le vrai changement exige plus que la routine.
Elle exige de l’action, du courage et une volonté de s’exprimer.
Le poids de cette responsabilité est lourd sur mes épaules.
Mais pour l’instant, je me concentre sur la tâche à accomplir, à chaque instant un pas vers l’inévitable rencontre.
A chaque souffle, la tension monte, un compte à rebours silencieux à la confrontation qui s’annonce.
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