J’étais assise seule dans le salon, l’horloge à peine dix heures du matin.
Chaque minute se sentait comme une heure, étendue par le chagrin qui remplissait chaque coin de la maison.
On venait d’enterrer ma fille il y a deux heures, et le poids de son absence s’attardait.
La pièce était silencieuse, sauf pour le tic-tac doux de l’horloge.
Je me suis trouvé à regarder les motifs muets sur le papier peint, essayant de trouver réconfort dans leur familiarité.
Le jour était censé être sur le deuil, mais j’étais là, pris dans une tempête d’émotions qui refusait de s’installer.
Puis le téléphone a sonné.
C’était un appel inattendu de notre médecin de famille.
Sa voix était calme mais insistante, un contraste qui a fait ma peau piquer avec malaise.
Elle voulait que je vienne à la clinique immédiatement; il y avait quelque chose que je devais voir.
