Comme le soir tomba, le malaise s’attarda, une ombre qui refusa d’être dissipée.
Les enfants étaient au lit, ils respiraient tranquillement un rappel d’innocence intact par mon trouble.
J’ai trouvé mon mari dans le salon, son regard lointain, perdu dans la pensée.
« Nous devons parler », dis-je, les mots lourds en l’air.
Il a hurlé, un mouvement lent et délibéré, ses yeux rencontrant les miens.
— Au sujet des visites, continuai-je, ma voix est stable malgré les tremblements dans ma poitrine.
— Et eux? demanda-t-il, son expression était soigneusement neutre.
« Je ne sais pas où vous allez, » j’ai admis, la confession à la fois un soulagement et un fardeau.
Il soupirait, un son plein de complexités non parlées.
« Ce n’est pas ce que vous pensez », dit-il, sa voix douce, presque résignée.
— Alors qu’est-ce que c’est? J’ai insisté, besoin de comprendre, pour combler l’écart qui s’était creusé entre nous.
Il hésita, la pause s’étirant, chaque seconde un témoignage du poids de son silence.
« C’est compliqué », a-t-il finalement dit, ses paroles un rideau tiré sur la vérité.
J’ai attendu, j’espère et j’ai redouté qu’il continue.
Mais rien ne suivit, le silence échouant avec les choses laissées sans réponse.
Nous nous sommes assis là, l’espace entre nous un gouffre rempli de questions non posées.
Et à ce moment-là, j’ai réalisé que les réponses que je cherchais ne pourraient jamais venir, du moins pas maintenant.
Pourtant, la décision de demander a été prise, un pas vers la compréhension, aussi incomplète soit-elle.
Remarque: Cette histoire est une œuvre de fiction inspirée par des événements réels. Les noms, les caractères et les détails ont été modifiés.