Les questions commencent lentement, hésitant.
Les uns les autres cailloux jetés dans la piscine tranquille de la chambre.
L’homme sur le podium répond, ses mots sont lisses et pratiqués.
« …
Mais la fille, elle écoute, déconnecte.
Sa présence est une défiance tranquille, un rappel de la vérité sous les mots.
L’air s’épaissit avec plus qu’une simple chaleur ; c’est le poids de ce qui n’est pas dit.
Une autre question, cette fois-ci plus précise, coupe les réponses pratiquées.
« Et les planches? » quelqu’un demande, voix stable.
La question est suspendue, un défi qui ne peut être ignoré.
Les yeux changent, les regards échangés, la tension est une chose vivante maintenant.
L’homme hésite, une fissure dans la façade.
« Ceci est à l’étude », dit-il, des mots prudents, mesurés.
La pièce est silencieuse, la réponse insatisfaite.
Les gens remuent, mal à l’aise, le renforcement de la pression.
Je regarde la fille, son petit cadre, mais elle tient la chambre dans son regard tranquille.
La réunion se poursuit, mais l’atmosphère change.
Les questions ne s’arrêtent pas, chacune repoussant le silence.
Je sens le changement, subtil mais indéniable.
La vérité n’est plus cachée sous les planches.
Mais ce qui en sortira, c’est la question qui persiste.
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