La salle de réunion est calme, un petit espace non-descriptif avec des murs fade.
Mon rédacteur en chef entre, me hantant pour m’asseoir.
Il ne perd pas de temps, plongeant dans l’agenda.
Il faut capitaliser sur cet élan, il commence.
Je hoche la tête, bien que mon esprit soit ailleurs.
Il ne remarque pas, son accent sur les chiffres et les statistiques.
Le trafic est incroyable, il continue, enthousiasme dans sa voix.
Nous devrions envisager une série de suivis.
J’hésite, les mots pris dans ma gorge.
J’ai quelques soucis, j’ai enfin réussi.
Il s’arrête, me regarde avec un léger intérêt.
Des préoccupations ? (en milliers de dollars)
J’essaie d’articuler le nœud du malaise dans ma poitrine.
À propos de la source, de l’authenticité. (en milliers de dollars)
Il agite une main dédaigneuse.
Ce n’est pas notre problème, dit-il.
Le licenciement pique, mais j’appuie.
Ça pourrait être un canular, et si c’est… (en milliers de dollars)
Il m’a coupé le ton.
Nous sommes dans l’affaire des histoires, pas la vérité. (en milliers de dollars)
Les mots sont en l’air, lourds et indéniables.
Ma résolution vacille, le déséquilibre de pouvoir est trop clair.
Pourtant, je ne peux pas secouer le sentiment que je suis complice dans quelque chose de plus grand.
La réunion se termine, ses instructions sont claires.
Je suis parti avec un choix Je ne sais pas comment faire.
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