Les soirées s’étendent longtemps et silencieusement, l’air s’épaissit avec des mots non parlés.
La télé scintille dans le coin, un murmure doux essayant de combler le vide.
Ma fille dort maintenant, sa petite poitrine se levant et tombant dans le rythme doux des rêves.
Je suis assis dans le salon peu éclairé, mes pensées une toile enchevêtrée de quoi-si et les prochaines étapes.
Le poids du rendez-vous à venir me presse.
C’est une horloge, un rappel que les décisions doivent être prises.
Et bientôt.
Dans ces moments de solitude, je trouve la clarté.
Je sais que ma voix est importante, que mes préoccupations ne sont pas simplement « drame ».
Mais il est difficile de secouer le sentiment d’insuffisance qui vient d’être constamment sapée.
La maison gronde dans sa vieillesse, les murs tenant des secrets des désaccords passés et des réconciliations.
Il y a ici une histoire dont je fais maintenant partie, que je veuille ou non être.
Chaque crique et chaque gémissement font écho à la tension qui ne s’est jamaisompe.
Je pense à ce que je dirai quand le moment viendra, comment je tiendrai mon terrain.
Il y a une résolution qui grandit en moi, alimentée par le désir de protéger ma fille.
Pour s’assurer qu’elle ne ressente jamais le poids d’être renvoyée.
Le matin viendra bientôt, un autre jour de routine.
Mais pour l’instant, je laisse le calme m’envelopper comme un manteau.
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