La nuit est froide, l’air croustillant avec l’anticipation que j’entre dans le lieu de réunion choisi. C’est un petit café, le genre qui offre l’anonymat dans son agitation.
Les lumières à l’intérieur sont chaudes, un contraste frappant avec le froid que je ressens à l’intérieur.
Je scanne la pièce, à la recherche de l’intermédiaire, celui qui tient la clé pour répondre à mes envies et à mes peurs.
Le café est occupé, rempli de la bourde des conversations, du tapage des tasses. C’est presque normal.
Puis je le vois assis à une table d’angle, ses yeux scrutant la pièce avec aisance.
Il hoche légèrement quand nos yeux se rencontrent, un geste qui envoie un frisson dans ma colonne vertébrale.
J’approche, chaque pas délibéré, chaque souffle mesuré.
La table se sent comme une barrière entre nous, un fossé entre le connu et l’inconnu.
Tu es venu, dit-il, sa voix est basse, stable.
J’ai besoin de réponses, je réponds, j’ai le même ton, je refuse de lui laisser voir le tremblement entre mes mains.
Il se penche en arrière, m’étudiant avec une intensité qui limite l’inconfort.
Vous êtes sûr que vous les voulez ?
J’hésite, l’énormité de la situation s’affaiblit. Mais le besoin de vérité l’emporte sur la peur.
Oui, je dis, ma voix ferme, trahissant sans doute.
Il hoche à nouveau, un mouvement lent et délibéré. Alors, commençons. (en milliers de dollars)
Tandis qu’il parle, le monde se rétrécit, se concentrant sur ses paroles. Chaque révélation une pièce du puzzle, chacun répond à un pas de plus vers la compréhension.
Mais avec chaque réponse vient plus de questions, plus d’incertitudes.
Et au fur et à mesure que se déroule la réunion, la ligne entre allié et ennemi s’estompe, me laissant plus perturbée qu’auparavant.
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